A/HRC/RES/57/14
et de respecter, de protéger et de réaliser leurs droits humains et leurs libertés fondamentales
dans toutes les situations et à toutes les étapes de la migration,
Se déclarant préoccupé par le recours accru à des récits déshumanisants et
préjudiciables, à la désinformation et à des discours de haine concernant les migrants et la
migration, y compris en ligne, qui provoque la xénophobie, le racisme, la discrimination sous
ses formes multiples et croisées, notamment la discrimination fondée sur la religion ou les
convictions, l’exclusion, la violence, l’hostilité à l’égard des migrants et de leur famille, ainsi
que des divisions et des tensions sociales, entraîne des sanctions disproportionnées pour les
migrants en situation irrégulière, y compris des poursuites judiciaires injustes, et conduit à
l’adoption de politiques susceptibles d’entraver l’accès des migrants aux services de base, à
la protection et à la justice, les empêchant ainsi d’exercer pleinement leurs droits humains,
Se déclarant également préoccupé par l’instrumentalisation des migrants à des fins
politiques ou autres, amplifiée par certains médias, qui font des migrants des boucs émissaires
et cherchent à détourner l’attention et à susciter la division,
Insistant sur le rôle que les États ont à jouer dans la promotion de l’accès à des
informations diverses et fiables pour lutter contre la désinformation et la mésinformation
concernant les migrants et la migration, notamment en faisant preuve eux-mêmes de plus de
transparence, et soulignant que les mesures prises contre la désinformation et la
mésinformation doivent être conformes au droit international des droits de l’homme,
Conscient du rôle positif des migrants et des contributions qu’ils apportent à une
croissance inclusive et au développement durable, notamment en enrichissant les sociétés par
leurs capacités humaines, socioéconomiques, technologiques, culturelles et civiques, et de
l’importance de faire connaître et de mettre en évidence ces contributions, tout en insistant
sur la nécessité de protéger les droits humains des migrants, quel que soit leur statut
migratoire, afin de promouvoir l’inclusion et de ne laisser personne de côté,
Se déclarant vivement préoccupé par les situations de vulnérabilité et les risques
particuliers auxquels sont exposés les migrants, en particulier les femmes et les filles, ainsi
que les enfants non accompagnés et séparés, qui peuvent découler des motifs de départ du
pays d’origine, des situations rencontrées par les migrants à toutes les étapes de la migration,
et de la discrimination liée à certains aspects de l’identité ou de la situation d’une personne,
ou d’une combinaison de ces facteurs,
Se déclarant préoccupé par les pertes en vies humaines, les disparitions,
l’exploitation, la torture, la violence sexuelle, la violence fondée sur le genre et toutes les
autres formes de violence, y compris la violence fondée sur la religion ou les convictions et
la violence fondée sur la race, ainsi que par les autres violations des droits de l’homme et
atteintes à ces droits dont sont victimes les migrants qui entreprennent des voyages périlleux,
Profondément préoccupé par le nombre élevé et croissant de migrants, en particulier
de femmes et d’enfants, notamment d’enfants non accompagnés ou séparés de leurs parents
ou de leurs tuteurs légaux, qui ont perdu la vie, ont été blessés ou ont disparu en tentant de
franchir des frontières internationales,
Conscient que c’est aux États qu’il incombe de promouvoir, de protéger et de respecter
les droits humains de toutes les personnes, y compris tous les migrants, quel que soit leur
statut migratoire, qui se trouvent sur leur territoire et relèvent de leur juridiction, et
réaffirmant l’engagement à agir pour éviter que des migrants perdent la vie, notamment en
facilitant et en renforçant les opérations de recherche et de sauvetage dans les régions
frontalières dangereuses, en établissant, améliorant, développant et diversifiant les filières de
migration sûre, ordonnée et régulière et en faisant en sorte qu’elles soient plus accessibles et
plus souples, et en prévenant les violations des droits de l’homme résultant des pratiques de
renvoi, en particulier du refoulement et des expulsions collectives,
Considérant que le manque de documents adéquats, tels que des passeports, des cartes
d’identité nationales, des documents relatifs à l’éducation, au travail ou à la santé, entrave
l’accès à des filières de migration sûre et régulière, ce qui accroît la vulnérabilité des migrants
et peut les conduire à emprunter des itinéraires dangereux, s’exposant ainsi davantage à des
risques d’exploitation et de traite,
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GE.24-18610