Promouvoir l’investissement en faveur du développement durable
A/RES/74/199
d’améliorer les modèles d’activité durables en mettant plus particulièrement l’accent
sur les microentreprises et les petites et moyennes entreprises,
Soulignant que les initiatives de développement menées à l’échelon national
doivent être soutenues par un environnement économique international porteur et
notamment par des échanges internationaux, des systèmes monétaires et financiers
fonctionnant en synergie et de manière cohérente, ainsi que par une gouvernance
économique mondiale renforcée, et notant à cet égard que la probabilité d’une
augmentation de l’investissement étranger direct à l’échelle mondiale est en outre
modérée du fait d’une série de facteurs de risque,
Soulignant également que la réalisation des objectifs de développement durable
n’est pas possible sans l’investissement public et privé, y compris l’investissement
étranger à long terme, qui a besoin, pour être mobilisé, d ’un environnement porteur à
tous les niveaux,
Déclarant qu’il importe de promouvoir la responsabilité des entreprises à
l’égard du développement durable, y compris la communication d’informations
relatives aux répercussions de leurs activités sur l’environnement, la société et la
gouvernance, selon le cas, afin de contribuer à assurer la transparence et la
responsabilisation et de prévenir le recours à des pratiques qui entravent l ’action
menée pour atteindre les objectifs de développement durable,
Réaffirmant l’engagement d’investir beaucoup plus dans la réduction des
inégalités entre hommes et femmes et dans le renforcement des institutions qui
soutiennent l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes aux plans mondial,
régional et national,
Notant avec préoccupation que les investissements indispensables à la
réalisation des objectifs de développement durable restent insuffisants et estimant
que, pour faire face aux besoins considérables liés à la réalisation des objectifs et
combler les lacunes, il faudra des investissements et des financements publics et
privés supplémentaires aux niveaux national et international, notamment en faveur
des infrastructures de qualité, fiables, durables et résilientes propres à favoriser le
développement économique et le bien-être humain, l’accent devant être mis sur un
accès abordable et équitable pour tous,
Consciente que le financement international public, dont l’aide publique au
développement, est important dans l’action que mènent les pays en développement
pour atteindre les objectifs de développement durable, notamment en ce qu ’il facilite
la mobilisation de ressources supplémentaires provenant d ’autres sources, publiques
et privées, en contribuant à améliorer le recouvrement de l ’impôt et en aidant au
renforcement des environnements favorables sur le plan national et à la mise en place
des services publics essentiels,
Soulignant que la contribution financière demandée au secteur privé en vue de
la réalisation des objectifs de développement durable ne saurait se s ubstituer au
financement public, mais doit venir le compléter de manière substantielle,
Notant avec préoccupation que les investissements étrangers directs ralentissent
depuis 2015 et que, bien qu’ayant légèrement augmenté en 2018, les flux
d’investissements étrangers directs vers les pays en développement restent
inégalement répartis entre régions et groupes de pays, l ’Afrique, les pays les moins
avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en
développement en recevant une part faible voire négligeable,
Soulignant que la transparence et l’ouverture des systèmes financiers,
monétaires et commerciaux internationaux et la solidité des institutions à tous les
niveaux, ainsi que la définition et l’application de politiques, notamment une
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