A/RES/60/204 7. Souligne que, dans le contexte d’une économie de plus en plus mondialisée et interdépendante, il est indispensable d’adopter une approche globale des problèmes étroitement liés que pose, aux niveaux national, international et systémique, le financement d’un développement durable qui privilégie la dimension humaine et tienne compte des sexospécificités, et qu’une telle approche doit ouvrir des possibilités à tous et aider à faire en sorte que des ressources soient créées et utilisées au mieux et que des institutions solides et assumant leurs responsabilités soient mises en place à tous les niveaux ; 8. Souligne également qu’il importe de formuler des stratégies de développement visant à réduire au minimum les incidences sociales négatives de la mondialisation et à optimiser ses aspects positifs, tout en essayant de faire en sorte que tous les secteurs de la population, en particulier les plus pauvres, en bénéficient, et que, sur le plan international, les efforts devraient porter essentiellement sur les moyens de parvenir aux objectifs de développement convenus au niveau international, notamment les objectifs du Millénaire pour le développement ; 9. Souligne en outre que, pour atteindre les objectifs communs que sont la croissance, l’élimination de la pauvreté et le développement durable, il est crucial de créer au niveau des pays les conditions nécessaires à la mobilisation de l’épargne intérieure, tant publique que privée, au maintien d’un niveau adéquat d’investissements productifs et au renforcement des capacités humaines, et qu’il est essentiel d’accroître l’efficacité et la cohérence des politiques macroéconomiques et de créer un environnement national propice afin de mobiliser les ressources intérieures, d’accroître la productivité, de réduire la fuite des capitaux, d’encourager le secteur privé, d’attirer l’aide et les investissements internationaux et d’en faire un usage judicieux et, à cet égard, souligne également que les efforts visant à créer un tel environnement devraient être appuyés par la communauté internationale ; 10. Souligne combien il importe de créer un environnement économique international porteur grâce à de vigoureux efforts déployés en coopération par tous les pays et toutes les institutions afin de promouvoir un développement équitable dans une économie mondiale qui serve les intérêts de tous ; 11. Invite les pays développés, notamment les grands pays industrialisés, à tenir compte de l’incidence de leurs politiques macroéconomiques sur la croissance et le développement internationaux ; 12. Souligne que l’interdépendance accrue des économies nationales à l’heure de la mondialisation et la mise en place de systèmes réglementant les relations économiques internationales signifient que la marge d’action des pays dans le domaine économique, à savoir la portée des politiques nationales, en particulier en matière de commerce, d’investissement et de développement industriel, est maintenant souvent délimitée par des règles et des engagements internationaux et par des considérations de marché au niveau mondial ; que c’est à chaque gouvernement d’arbitrer entre les avantages qu’il retirera de l’acceptation des règles et engagements internationaux et les contraintes qui limiteront sa marge d’action ; et qu’il est particulièrement important pour les pays en développement, compte tenu des objectifs de développement, que tous les pays soient conscients de la nécessité de concilier au mieux marge d’action nationale et disciplines et engagements internationaux ; 13. Souligne également que, lorsque l’on considère les liens qui existent entre la mondialisation et le développement durable, il faudrait en particulier s’attacher à établir et à appliquer des politiques et des pratiques qui se renforcent mutuellement et qui favorisent une croissance économique soutenue, le 4

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