Droits de l’enfant
A/RES/73/155
18. Exhorte les États à généraliser l’accès à un enseignement scientifiquement
exact et adapté à chaque âge et qui tienne compte du contexte culturel, afin d ’apporter
aux adolescents et aux jeunes des deux sexes, scolarisés ou non, en ayant l ’intérêt
supérieur de l’enfant comme priorité, des informations qui prennent en compte
l’évolution de leurs capacités, les parents et les tuteurs légaux dispensant des
orientations et des conseils appropriés, concernant la santé sexuelle et procréative, la
prévention du VIH, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, les droits
fondamentaux, le développement physique et psychologique, la puberté et les
rapports de force dans les relations entre les femmes et les hommes, en vue de
renforcer leur estime de soi, de développer leur aptitude à prendre des décisions
éclairées, à communiquer et à maîtriser les risques et de favoriser des relations
empreintes de respect, en partenariat étroit avec les jeunes, leurs parents, leurs tuteurs,
ceux qui s’occupent d’eux, les éducateurs et les prestataires de soins de santé, afin
qu’ils soient, entre autres, en mesure de se protéger contre l ’infection à VIH et
d’autres risques ;
19. Réaffirme le droit à l’éducation fondé sur l’égalité des chances et la nondiscrimination, et demande aux États de rendre l’enseignement primaire obligatoire,
inclusif et gratuit pour tous les enfants, en s’assurant que tous aussi ont un accès égal
à une éducation de bonne qualité, de généraliser l’enseignement secondaire et de le
rendre accessible à tous, grâce en particulier à l’instauration progressive de la
gratuité, sans perdre de vue que les mesures spéciales destinées à garantir l ’égalité
d’accès, y compris la discrimination positive, contribuent à l’égalisation des chances
et à la lutte contre l’exclusion en éliminant les inégalités sociales et économiques et
les inégalités entre les sexes dans l’éducation, et d’assurer la fréquentation scolaire,
en particulier des filles, des enfants handicapés, des adolescentes enceintes, des
enfants qui vivent dans la pauvreté, des enfants autochtones, des enfants d’ascendance
africaine, des personnes appartenant à une minorité ethnique ou religieuse, et des
enfants en situation de vulnérabilité ou de marginalisation ;
20. Demande aux États de redoubler d’efforts pour éliminer les obstacles qui
empêchent les filles, du fait de leur sexe, d’exercer dans des conditions d’égalité leur
droit à l’éducation et de s’attaquer à la discrimination fondée sur le sexe, aux normes
sociales négatives et aux stéréotypes sexistes dans les systèmes d ’enseignement,
y compris dans les programmes scolaires, les manuels et les méthodes
d’enseignement, et de lutter contre toutes les formes de violence, notamment le
harcèlement sexuel, la violence fondée sur le genre et la violence sexuelle en milieu
scolaire à l’intérieur et à l’extérieur des écoles et autres établissements
d’enseignement ;
Droit de jouir du meilleur état de santé possible
21. Réaffirme les dispositions des paragraphes 25 à 28 de sa résolution 68/147
du 18 décembre 2013 et demande aux États de prendre toutes les mesures nécessaires
pour garantir que le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé physique et
mentale possible soit respecté, protégé et réalisé sans aucune forme de discrimination,
et pour prévenir et combattre toutes les formes de violence en raison de leurs effets
négatifs sur la santé physique et mentale de l’enfant, y compris par l’adoption et
l’application de lois, de stratégies et de politiques, la prise en compte des questions
de genre et des besoins des enfants dans l’établissement des budgets et l’affectation
des ressources, et un investissement suffisant dans les systèmes de santé, notamment
pour assurer des soins de santé primaires complets et intégrés, des services de soi ns
de santé physique et mentale adaptés aux jeunes, notamment en vue d ’atteindre les
objectifs de développement durable, en particulier les objectifs 3 et 5, ainsi que dans
le cadre de la mise en œuvre du plan d’action mondial visant à renforcer le rôle du
système de santé dans une riposte nationale multisectorielle à la violence
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