A/RES/69/154
Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
Considérant que les réfugiés et les déplacés, en particulier les femmes et les
enfants, risquent davantage d’être exposés au VIH/sida et au paludisme, entre autres
maladies infectieuses,
Rappelant la Déclaration conjointe adoptée à l’issue du sommet conjoint de
l’Autorité intergouvernementale pour le développement et de la Communauté
d’Afrique de l’Est sur la crise dans la Corne de l’Afrique, tenu à Nairobi les 8 et
9 septembre 2011, dans laquelle s’exprimaient notamment les préoccupations
suscitées par l’exode de réfugiés vers les pays voisins et l’augmentation du nombre
des personnes déplacées par les crises humanitaires provoquées par la sécheresse et
la famine sévissant dans la Corne de l’Afrique,
Rappelant également le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement
dans la région des Grands Lacs, adopté en 2006 par la Conférence internationale sur
la région des Grands Lacs, ainsi que les instruments y afférents, en particulier les
deux protocoles concernant la protection des déplacés, à savoir le Protocole sur la
protection et l’assistance aux personnes déplacées et le Protocole sur les droits à la
propriété des rapatriés,
Saluant avec gratitude la générosité, l’hospitalité et l’esprit de solidarité dont
les pays d’Afrique font preuve en continuant d’accueillir les réfugiés qui affluent en
raison des crises humanitaires ou qui se trouvent depuis longtemps dans cette
situation et, à cet égard, sachant gré tout particulièrement aux pays voisins de leur
engagement et de leurs interventions dans les crises humanitaires survenues
récemment sur le continent, et remerciant en outre l’Organisation des Nations Unies
d’avoir assuré la coordination de l’aide humanitaire, de même que les donateurs, le
système des Nations Unies, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies
pour les réfugiés, les organisations régionales, les organismes internationaux, les
organisations non gouvernementales et les autres partenaires de s’être efforcés sans
relâche d’améliorer le sort des réfugiés pendant la crise, par l’intégration, le
rapatriement librement consenti, la réintégration ou la réinstallation,
Notant que c’est aux États d’accueil qu’il incombe au premier chef d’aider et
de protéger les réfugiés se trouvant sur leur territoire et qu’ils se doivent de
redoubler d’efforts pour définir et mettre en œuvre des stratégies visant à apporter
des solutions globales et durables, en coopérant comme il se doit avec la
communauté internationale et en se répartissant les charges et les responsabilités,
Soulignant que c’est aux États qu’il incombe au premier chef d’aider et de
protéger les déplacés qui relèvent de leur juridiction et de s’attaquer aux causes
profondes du déplacement des populations, en coopérant comme il se doit avec la
communauté internationale,
Se félicitant de la poursuite de la mise en œuvre des engagements pris par les
États à la réunion ministérielle intergouvernementale tenue en 2011 pour célébrer le
soixantième anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et
le cinquantième anniversaire de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie
de 19615,
1.
Prend acte des rapports du Secrétaire général6 et du Haut-Commissaire
des Nations Unies pour les réfugiés7 ;
_______________
5
Ibid., vol. 989, no 14458.
A/69/339.
7
Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-neuvième session, Supplément no 12 (A/69/12).
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