CEDAW/C/GC/36
b)
Faire en sorte que les établissements scolaires soient physiquement
accessibles et situées à des distances raisonnables, en particulier dans les zones
rurales et reculées ;
c)
Prévoir des possibilités d’accès aux programmes d’éducation
permanents, y compris aux programmes d’alphabétisation pour adultes et
d’alphabétisation fonctionnelle, en vue notamment de réduire tout écart
d’instruction existant entre les hommes et les femmes (art. 10 e) ;
d)
Déployer un certain nombre d’initiatives, notamment des
programmes de protection sociale et de repas scolaire, ou encore la fourniture de
produits d’hygiène, afin d’encourager la fréquentation scolaire, en particulier
dans les zones rurales et reculées ;
e)
Proposer aux filles des formules de scolarisation en internat ou prévoir
des moyens de transport lorsque l’éloignement de l’établissement scolaire ne leur
permet pas d’accéder à l’éducation et veiller à ce que, dans ces structures, les
filles soient protégées contre les violences sexuelles et autres formes de
maltraitance ;
f)
Former les enseignants pour qu’ils puissent offrir un environnement
et une culture sur lesquels les filles qui atteignent l’âge pubère puissent compter
pour pouvoir participer en toute confiance à des activités d’apprentissage, sans
peur ni honte et en toute sécurité.
Accessibilité technologique
33. Lorsque les ressources financières sont limitées, une solution de rechange pour
pallier les difficultés que pose l’accès physique aux établissements scolaires peut
consister à recourir à un enseignement ouvert et à distance, grâce aux technologies de
l’information et des communications. Elle offre des avantages spécifiques aux filles
et aux femmes qui n’ont qu’un accès limité aux formes traditionnelles d’éducation et
de formation, y compris celles qui en sont exclues du fait de l ’éloignement de la
structure scolaire en milieu rural, en raison de tâches domestiques ou de
responsabilités parentales, en particulier en cas de mariages d ’enfants et de grossesses
précoces, ou pour d’autres obstacles d’ordre social et culturel. Les femmes qui
souhaitent poursuivre des études supérieures en conjuguant activités professionnelles
et vie familiale trouvent également un intérêt dans cette possibilité d ’enseignement.
34. Les technologies permettant un enseignement ouvert présentent d’autres aspects
bénéfiques : mise en place de nouveaux modèles d’enseignement et d’apprentissage
et promotion d’une nouvelle culture de l’apprentissage, flexibilité accrue pour les
apprenants adultes, possibilité pour les employeurs de proposer des formations
continues à moindre coût sur le lieu de travail et, pour les pouvoirs publics,
d’augmenter la rentabilité de l’éducation et de la formation ainsi que les perspectives
dans ce domaine.
35. Le Comité recommande aux États parties, lorsque rien n’est prévu pour
permettre aux filles et aux femmes d’accéder à l’éducation par l’enseignement
ouvert et à distance, de prendre les mesures suivantes :
a)
Étudier la possibilité de recourir à de telles formules, au niveau
secondaire et supérieur, en mettant en place des filières diplômantes s’appuyant
sur l’enseignement ouvert ;
b)
Relever le niveau des connaissances et compétences des enseignants en
matière d’utilisation des technologies de l’information et des communications et
prévoir la formation requise pour leur permettre d’exercer leur métier dans un
système d’enseignement ouvert ;
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