CEDAW/C/GC/36 sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (article 30), la Convention relative aux droits des personnes handicapées (article 24), la Convention relative aux droits de l’enfant (article 28), la Charte internationale de l’éducation physique, de l’activité physique et du sport de l’UNESCO (article 1), ainsi que la Convention sur l’enseignement technique et professionnel. 12. Les engagements politiques et autres stratégies d’envergure mondiale qui ne revêtent pas de caractère contraignant réaffirment qu’il incombe aux gouvernements de faire en sorte que l’éducation soit perçue comme un moyen d’accélérer le développement d’un pays et la transformation de la société. Ils appellent les États à se doter de plans d’action pour lutter contre les inégalités et les lacunes en termes d’accès des femmes et des filles à l’éducation et à la formation. Au nombre de ces dispositifs figurent, notamment : le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement du Caire (1994), le Programme d’action de Beijing (1995), la Déclaration mondiale sur l’Éducation pour tous (1990) ; le Cadre d’action de Dakar (2000), les objectifs du Millénaire pour le développement définis (2000) et les objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (2015), qui comprend des objectifs et cibles de développement durable visant à éliminer toutes les formes d e discrimination à l’encontre des femmes et des filles. IV. Champ d’application de la recommandation générale : le cadre tridimensionnel des droits fondamentaux 13. L’éducation, qui renforce l’autonomie des filles et des femmes, leur donne la capacité de revendiquer et d’exercer au sein de leur société des droits socioéconomiques, culturels et politiques plus étendus, sur un pied d ’égalité avec les garçons et les hommes. Pour parvenir à l’égalité hommes-femmes, tous les aspects du système éducatif – les lois et les politiques, le contenu éducatif, les pédagogies et les milieux d’apprentissage – doivent tenir compte des disparités entre les sexes, répondre aux besoins des femmes et des filles et être porteurs de changement pour tous. 14. La présente recommandation générale s’inscrit dans un cadre fondé sur les droits fondamentaux en faveur de l’éducation, qui revêt essentiellement trois dimensions : le droit d’accès à l’éducation, l’éducation en tant qu’espace de droits et l’éducation en tant que vecteur de droits. Ce cadre tridimensionnel reprend en grande partie les droits énoncés par la Rapporteuse spéciale sur le droit à l ’éducation dans le cadre des obligations incombant aux gouvernements, à savoir les dotations, l ’accessibilité, l’acceptabilité et l’adaptabilité 8 , auxquels il est également fait référence dans les paragraphes ci-après. 15. Le droit d’accès à l’éducation concerne la participation au système éducatif. Deux facteurs sont ici révélateurs : le degré d’égalité de représentation entre, d’une part, les filles et les garçons et, d’autre part, entre les femmes et les hommes, et l’existence d’infrastructures adéquates, à tous les niveaux, pour accueillir les différentes cohortes d’âge. La fréquentation scolaire, la rétention des élèves et le passage d’un niveau d’enseignement à l’autre indiquent dans quelle mesure le droit d’accès à l’éducation est respecté. 16. L’éducation en tant qu’espace de droits va au-delà de l’égalité numérique et vise à promouvoir une véritable égalité des sexes dans l’éducation. Ces droits concernent l’égalité de traitement et de chances, ainsi que la nature des relations entre les __________________ 8 4/27 Voir E/CN.4/1999/49. 17-19774

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