CEDAW/C/GC/36 niveaux de l’enseignement et dans la société au sens large, afin de « modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel de l’homme et de la femme en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières », conformément à l’article 5 a) de la Convention ; c) D’encourager les médias à diffuser des images positives et sexualisées des femmes, y compris des femmes et filles appartenant à minorités ethniques, des femmes âgées et des femmes et filles handicapées, présenter l’égalité des sexes comme une valeur pour la société dans ensemble ; non des et à son d) De concevoir des programmes éducatifs, manuels et supports pédagogiques non stéréotypés – ou de revoir ceux qui existent - afin de faire disparaître les clichés sexistes traditionnels qui reproduisent et renforcent la discrimination fondée sur le sexe envers les filles et les femmes, et de privilégier une image plus équilibrée, exacte, saine et positive des femmes et des filles ; e) D’instaurer, à tous les niveaux de l’éducation, une formation obligatoire du personnel enseignant qui mette l’accent sur l’égalité des sexes et la prise en compte de la problématique hommes-femmes, ainsi que sur l’impact des comportements sexistes sur les processus d’enseignement et d’apprentissage. VII. Droit d’accès à l’éducation 28. L’accès des filles et des femmes à une éducation de qualité dépend de l’existence d’infrastructures adéquates qui puissent répondre à leurs besoins, sous peine de compromettre leur droit à l’éducation. Lorsque les filles et les femmes n’ont pas accès à une éducation de qualité, elles se heurtent, in fine, à de graves difficultés qui se traduisent notamment par un manque d’autonomie personnelle et de choix : absence de maîtrise dans les décisions les concernant en matière de santé, de sexualité et de procréation, moindre qualité des soins de santé pour elles-mêmes et leurs enfants, pauvreté intergénérationnelle, manque de partage des responsabilités et absence de participation, sur un pied d’égalité avec les garçons et les hommes, à la prise de décisions dans la sphère privée comme dans la vie publique. Pour garantir ce droit, il faut s’intéresser aux problèmes que pose l’accès à l’éducation sur le plan physique, économique et technologique, en particulier pour les groupes défavorisés et les personnes en situation de précarité. Accès physique : disponibilité d’infrastructures adéquates 29. Par dotation, on entend le fait d’assurer l’existence d’établissements d’enseignement et de programmes éducatifs en nombre suffisant pour répondre aux besoins des femmes et des filles, à l’intérieur de la juridiction de l’État partie, où qu’elles se trouvent (article 14) ou tout autre facteur. Il faut faire en sorte que l’accès à ces établissements ne présente aucun danger pour les filles et les femmes, soit en veillant à ce qu’ils soient situés en un lieu raisonnablement accessible, soit en utilisant les technologies modernes. La proximité des établissements scolaires, en particulier dans les zones rurales, est un facteur crucial étant donné la prévalence des violences sexistes dont font l’objet les filles et les femmes dans les espaces publics et les dangers qu’elles courent sur le chemin de l’école. L’éloignement de l’école peut constituer un obstacle majeur à la fréquentation scolaire, en particulier en milieu rural, où vivent plus de 80 % des enfants non scolarisés. 30. Des aspects essentiels doivent être pris en considération s’agissant de la mise à disposition d’infrastructures adéquates dans les établissements d ’enseignement afin d’éliminer les obstacles que pose l’apparition des premières règles, qui peuvent 8/27 17-19774

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