Treizième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale
A/RES/70/174
pouvant permettre de prévenir de tels actes, d’en traduire les auteurs en justice et
d’en soutenir les victimes ;
q)
Envisager de dispenser aux professionnels de la justice pénale une
formation spécialisée pour qu’ils soient mieux à même de détecter, d’analyser et de
réprimer les infractions motivées par la haine et la discrimination quelle qu’elle soit,
et d’enquêter à leur sujet et pour qu’ils puissent engager un dialogue effectif avec
les groupes de victimes et amener la population à avoir davantage confiance dans
les services de justice pénale et à coopérer avec eux ;
r)
Intensifier les efforts que nous déployons aux niveaux national et
international afin d’éliminer toutes les formes de discrimination, dont le racisme,
l’intolérance religieuse, la xénophobie et la discrimination fondée sur le sexe,
notamment en menant des actions de sensibilisation, en élaborant des supports et
des programmes éducatifs et en envisageant, au besoin, de rédiger et d’appliquer
une législation contre la discrimination ;
s)
Prévenir et combattre, au moyen de procédures nationales adéquates
d’identification des infractions et de traitement des affaires en temps voulu, les actes
de violence relevant de notre compétence qui sont perpétrés à l’encontre de
journalistes et de professionnels des médias, que leurs devoirs professionnels
exposent souvent à un risque particulier d’intimidation, de harcèlement et de
violence, du fait notamment de groupes criminels organisés et de terroristes ou en
cas de situations de conflit et d’après-conflit, et veiller à ce que chacun ait à
répondre de ses actes grâce à des enquêtes impartiales, rapides et efficaces,
conformément à la législation nationale et au droit international applicable ;
t)
Renforcer la mise au point et l’utilisation d’outils et de méthodes visant à
améliorer la disponibilité et la qualité des informations statistiques et des études
analytiques sur la criminalité et la justice pénale au niveau international, de façon à
pouvoir mieux mesurer et évaluer les effets des mesures de lutte contre la
criminalité et à accroître l’efficacité des programmes de prévention de la criminalité
et de justice pénale aux niveaux national, régional et international.
6.
Nous saluons les travaux du Groupe d’experts sur l’Ensemble de règles
minima pour le traitement des détenus, prenons note du projet d’ensemble actualisé
de règles auquel il a mis la dernière main à la réunion qu’il a tenue au Cap
(Afrique du Sud) du 2 au 5 mars 2015, et attendons avec intérêt l’examen de ce
texte par la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale et la suite
qu’elle souhaitera y donner.
7.
Nous affirmons avec insistance que l’éducation pour tous les enfants et
les jeunes, y compris l’élimination de l’analphabétisme, est essentielle pour prévenir
la criminalité et la corruption et promouvoir une culture de la légalité propre à faire
prévaloir l’état de droit et les droits de l’homme dans le respect de l’identité
culturelle. À cet égard, nous soulignons également que les jeunes ont un rôle
fondamental à jouer dans la prévention de la criminalité. Nous entendons donc :
a)
Créer dans les écoles des conditions d’apprentissage sûres et motivantes,
qui bénéficient du soutien de la collectivité, notamment en protégeant les enfants
contre toutes formes de violence, de harcèlement, d’intimidation, de maltraitance
sexuelle et d’abus de drogues, conformément à nos lois internes ;
b)
Intégrer la prévention de la criminalité, la justice pénale et les autres
aspects de l’état de droit dans nos systèmes éducatifs respectifs ;
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