A/RES/64/176
c)
Exécutions par lapidation et maintien en détention de personnes qui
continuent de risquer d’être exécutées par lapidation et ce en dépit d’une circulaire
du chef de la magistrature interdisant cette pratique ;
d) Arrestation, répression violente et condamnation de femmes exerçant
leur droit de réunion pacifique, campagne d’intimidation contre les défenseurs des
droits fondamentaux des femmes et discrimination persistante à l’égard des femmes
et des filles tant en droit que dans la pratique ;
e)
Intensification de la discrimination et des autres violations des droits de
l’homme à l’égard de personnes appartenant à des minorités religieuses, ethniques,
linguistiques ou autres, reconnues ou non, notamment les Arabes, les Azéris, les
Baloutches, les Kurdes, les chrétiens, les juifs, les soufis et les musulmans sunnites
ainsi que leurs défenseurs, en particulier les attaques lancées contre les bahaïs et
leur religion dans les médias contrôlés par l’État, les preuves de plus en plus
nombreuses de l’action que mène l’État pour identifier, surveiller et détenir
arbitrairement les bahaïs, ce qui empêche ceux-ci de faire des études universitaires
et de subvenir à leurs besoins économiques, et la détention persistante de sept
dirigeants bahaïs arrêtés en mars et en mai 2008 qui sont accusés d’infractions
graves et n’ont pu communiquer suffisamment ou en temps voulu avec un avocat ;
f)
Restrictions persistantes, systématiques et graves de la liberté de réunion
et d’association pacifiques et de la liberté d’opinion et d’expression, visant
notamment les médias, les internautes et les syndicats, et recours de plus en plus
fréquent au harcèlement, à l’intimidation et à la persécution des opposants
politiques et des défenseurs des droits de l’homme dans tous les secteurs de la
société iranienne, notamment l’arrestation de dirigeants syndicalistes, de travailleurs
exerçant leur liberté de réunion pacifique et d’étudiants, et l’application de mesures
de répression violentes à leur encontre, en particulier la fermeture forcée du Centre
des défenseurs des droits de l’homme et, par la suite, l’arrestation et le harcèlement
d’un certain nombre de ses employés ;
g) Graves limitations et restrictions imposées à la liberté de religion et de
conviction, y compris les arrestations arbitraires, les détentions pour des durées
indéterminées et les longues peines de prison pour ceux qui exercent leur droit à la
liberté de religion et de conviction ;
h) Non-respect persistant du droit à une procédure régulière et violation des
droits des détenus et notamment la détention sans inculpation ou avec mise au
secret, le recours systématique et arbitraire à l’isolement cellulaire prolongé et
l’absence de communication en temps voulu avec un avocat ;
3.
Se déclare particulièrement préoccupée par la réaction du Gouvernement
de la République islamique d’Iran à la suite de l’élection présidentielle du 12 juin
2009 et par la multiplication concomitante des violations des droits de l’homme,
prenant notamment les formes suivantes :
a) Les actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution, notamment
l’arrestation arbitraire, la détention ou la disparition de membres de l’opposition, de
journalistes et autres représentants des médias, de bloggeurs, d’avocats, de
religieux, de défenseurs des droits de l’homme, d’universitaires, d’étudiants et
autres personnes exerçant leur droit à la liberté de réunion et d’association
pacifiques et à la liberté d’opinion et d’expression, qui ont fait de nombreux morts
et blessés ;
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