A/RES/52/139 Page 2 1. Se déclare profondément préoccupée par toutes les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en particulier les mesures répressives et discriminatoires visant les Albanais de souche, ainsi que par les actes de violence commis au Kosovo; 2. Demande aux autorités de la République fédérale de Yougoslavie: a) De prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser immédiatement toutes les violations des droits fondamentaux des Albanais de souche au Kosovo, en particulier les mesures et pratiques discriminatoires, les fouilles et détentions arbitraires, le non-respect du droit à un procès équitable et la pratique de la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, et de rapporter toutes les dispositions législatives discriminatoires, en particulier celles qui sont entrées en vigueur depuis 1989; b) De libérer tous les prisonniers politiques et de cesser de persécuter les dirigeants politiques et les membres d’organisations locales de défense des droits de l’homme; c) la dignité; De permettre aux réfugiés albanais du Kosovo de regagner leurs foyers en toute sécurité et dans d) De permettre la mise en place de véritables institutions démocratiques au Kosovo, notamment le parlement et l’appareil judiciaire, et de respecter la volonté de la population, de telles mesures étant le meilleur moyen d’empêcher l’intensification du conflit; e) D’autoriser la réouverture des établissements d’enseignement et des institutions culturelles et scientifiques des Albanais de souche; 3. Prie instamment les autorités de la République fédérale de Yougoslavie d’engager un dialogue constructif avec les représentants des Albanais de souche du Kosovo; 4. Se félicite des visites effectuées au Kosovo par le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’étudier la situation des droits de l’homme dans le territoire de l’ex-Yougoslavie et des rapports qui y ont fait suite5, et prie le Rapporteur spécial de continuer à surveiller de très près la situation des droits de l’homme au Kosovo et à en rendre dûment compte dans ses rapports; 5. Demande instamment aux autorités de la République fédérale de Yougoslavie d’autoriser immédiatement et sans conditions le retour au Kosovo de la mission de longue durée de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, comme l’a demandé le Conseil de sécurité dans sa résolution 855 (1993) du 9 août 1993; 6. Prend note avec satisfaction du rapport sur la situation des droits de l’homme au Kosovo6 que le Secrétaire général lui a présenté en application de sa résolution 51/111 du 12 décembre 1996, et prie le Secrétaire général de continuer à étudier, notamment en consultant le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et les organisations régionales compétentes, les moyens de mettre en place au Kosovo une présence internationale adéquate pour surveiller la situation, et de lui présenter, à sa cinquante-troisième session, un rapport à ce sujet; 7. Encourage le Secrétaire général à poursuivre son action humanitaire dans l’ex-Yougoslavie, en liaison avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et les autres organismes à vocation humanitaire compétents, afin de prendre d’urgence des mesures concrètes pour répondre aux besoins impératifs de la population du Kosovo et pour faciliter le retour en toute sécurité et dans la dignité des personnes déplacées qui souhaitent regagner leurs foyers; 6 A/52/502. /...

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