A/RES/68/141 Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés 33. Prend note avec satisfaction des activités menées par les États pour renforcer les initiatives régionales de concertation des politiques et des démarches relatives aux réfugiés, et engage les États à continuer de s’employer à répondre de manière globale aux besoins des personnes nécessitant une protection internationale dans leurs régions respectives, notamment en soutenant les collectivités qui les accueillent en grand nombre ; 34. Note qu’il importe que les États et le Haut-Commissariat analysent et précisent le rôle de ce dernier quant aux flux migratoires mixtes, afin que soit mieux satisfait le besoin de protection des intéressés en tenant compte des besoins particuliers des groupes vulnérables et tout particulièrement des femmes, des enfants et des personnes handicapées, notamment en maintenant ouvertes les filières de demande d’asile pour ceux qui ont besoin d’une protection internationale, et note également que le Haut-Commissaire est prêt à aider les États à s’acquitter de leurs responsabilités dans ce domaine, comme le veut son mandat ; 35. Souligne que tous les États sont tenus d’accepter le retour de leurs nationaux, leur demande de le faciliter lorsqu’il est avéré que les intéressés n’ont pas besoin d’une protection internationale, et affirme que ceux-ci, quel que soit leur statut, doivent durant leur retour être en sécurité et être traités avec humanité, dans le respect absolu des droits de l’homme et de la dignité de la personne ; 36. Se déclare préoccupée par les difficultés associées aux changements climatiques et à la dégradation de l’environnement qui compliquent les activités du Haut-Commissariat et la fourniture d’une assistance aux populations vulnérables relevant de sa compétence partout dans le monde, en particulier dans les pays les moins avancés, et exhorte le Haut-Commissariat à continuer d’agir en y cherchant des solutions, dans les limites de son mandat, en consultation avec les autorités nationales et en coopération avec les organismes compétents ; 37. Exhorte tous les États et toutes les organisations non gouvernementales et autres institutions compétentes, agissant de concert avec le Haut-Commissariat et animés d’un esprit de solidarité internationale et de partage des charges, à coopérer et à mobiliser des ressources, y compris au moyen d’une assistance financière et en nature ainsi que d’une aide directe aux pays d’accueil, aux réfugiés en grand nombre et aux communautés qui les hébergent, pour renforcer les capacités des pays et des communautés d’accueil, dont il faut saluer la générosité, en particulier ceux qui ont reçu un grand nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile, et à alléger la lourde charge qui pèse sur eux ; 38. Demande au Haut-Commissariat de continuer à jouer son rôle de catalyseur en mobilisant l’assistance de la communauté internationale afin de s’attaquer aux causes profondes et aux conséquences économiques, environnementales et sociales de la présence d’un très grand nombre de réfugiés dans les pays en développement, en particulier les moins avancés d’entre eux, et les pays en transition, et exprime sa reconnaissance aux donateurs, qu’il s’agisse d’États, d’organisations ou de particuliers, qui contribuent à améliorer la situation des réfugiés qui restent des membres vulnérables de la société ; 39. Se déclare profondément préoccupée par les difficultés que la crise financière et économique mondiale fait peser et risque de faire peser sur l’action du Haut-Commissariat, et demande à ce dernier de chercher de nouveaux moyens d’élargir son corps de donateurs afin que les charges soient mieux réparties grâce à une meilleure coopération avec les donateurs gouvernementaux et non gouvernementaux et le secteur privé ; 6/7

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