A/RES/69/243
Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
12. Exhorte les États Membres à améliorer leur capacité d’intervention sur la
base des informations provenant des systèmes d’alerte rapide, de façon à pouvoir
réagir dès que l’alerte est donnée, et engage toutes les parties prenantes à appuyer
les initiatives des États Membres en la matière ;
13. Encourage les États Membres à envisager d’élaborer, puis de présenter
au secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes, des
programmes nationaux dans ce domaine conformément au Cadre d’action de Hyogo
et les encourage également à coopérer entre eux pour atteindre cet objectif ;
14. Estime qu’il importe d’adopter une démarche multirisque pour se
préparer aux catastrophes et encourage les États Membres, compte tenu de leur
situation particulière, et les organismes des Nations Unies à continuer d’appliquer
cette démarche à leurs activités de préparation aux catastrophes, y compris en tenant
dûment compte, entre autres facteurs, des risques environnementaux secondaires
pouvant résulter d’accidents industriels et technologiques ;
15. Souligne que, pour accroître encore l’efficacité de l’aide humanitaire, un
effort particulier doit être fait, dans le cadre de la coopération internationale, pour
renforcer et élargir encore l’utilisation des capacités nationales et locales, ainsi que,
le cas échéant, des capacités régionales et sous-régionales de préparation aux
catastrophes et d’intervention en cas de catastrophe auxquelles, en raison de leur
proximité, il peut être plus facile, plus efficace et plus économique de faire appel ;
16. Encourage les pratiques novatrices qui s’inspirent du savoir des
personnes touchées par les catastrophes naturelles pour élaborer des solutions
viables sur le plan local et y produire des articles permettant de sauver des vies en
faisant appel à un apport logistique et infrastructurel limité ;
17. Souligne, à ce propos, qu’il importe de renforcer la coopération
internationale, notamment en recourant comme il se doit aux mécanismes
multilatéraux, pour apporter, en temps voulu, l’assistance humanitaire nécessaire, y
compris les ressources requises, à tous les stades des catastrophes, depuis celui des
secours et des activités de relèvement jusqu’à celui de l’aide au développement ;
18. Encourage tous les intervenants concernés, dont les États Membres, à
prendre les mesures nécessaires pour réduire et décourager l’envoi d’articles de
secours non sollicités, inutiles ou inadaptés en cas de catastrophe ;
19. Engage tous les États Membres à faciliter le plus possible le passage en
transit de l’assistance humanitaire d’urgence et de l’aide au développement fournies
par la communauté internationale, y compris lors du passage de la phase des secours
à celle du développement, en pleine conformité avec les dispositions de la résolution
46/182 et de son annexe, et dans le respect intégral des principes d’humanité, de
neutralité, d’impartialité et d’indépendance applicables à l’action humanitaire, ainsi
que des obligations qui sont les leurs au regard du droit international, y compris
humanitaire ;
20. Encourage les États Membres à adopter, selon qu’il conviendra, des
mesures douanières propres à rendre plus efficaces les interventions en cas de
catastrophe naturelle ;
21. Réaffirme le rôle de premier plan que joue le Bureau de la coordination
des affaires humanitaires, qui constitue le centre de liaison à l’échelle du système
des Nations Unies pour les activités de mobilisation et de coordination de l’aide
humanitaire menées par les organismes humanitaires des Nations Unies et les autres
partenaires de l’action humanitaire ;
22. Salue l’importante contribution que le système des Nations Unies pour
l’évaluation et la coordination en cas de catastrophe apporte à l’efficacité de l’aide
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