A/RES/59/172
communauté internationale, dans un esprit d’entraide et dans un souci de partage
des responsabilités, à fournir une aide matérielle et financière et une assistance
technique accrues dans les pays qui connaissent des problèmes liés aux réfugiés, aux
rapatriés et aux déplacés, tout en remédiant aux insuffisances des mécanismes
d’assistance existants et en favorisant les initiatives prises à cet égard ;
12. Réaffirme que c’est aux pays d’accueil qu’il incombe au premier chef de
préserver le caractère civil et humanitaire de l’asile et demande aux États de
prendre, en coopération avec les organismes internationaux agissant selon leurs
mandats respectifs, toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect du
principe de la protection des réfugiés et, en particulier, de veiller à ce que le
caractère civil et humanitaire des camps de réfugiés ne soit pas compromis par la
présence ou les activités d’éléments armés ou à ce que les camps ne soient pas
utilisés à des fins incompatibles avec leur caractère civil ;
13. Condamne tous les actes qui mettent en péril la sécurité individuelle et le
bien-être des réfugiés et des demandeurs d’asile, comme le refoulement, les
expulsions illégales et les attaques physiques, déplore en particulier les attaques
armées qui ont eu lieu dans le centre de transit de Gatumba au Burundi en août
2004, demande aux États d’accueil de prendre, le cas échéant, en coopération avec
les organismes internationaux, toutes les mesures nécessaires pour faire respecter le
principe de la protection des réfugiés, notamment le traitement humain des
demandeurs d’asile, note avec intérêt que le Haut Commissaire des Nations Unies
pour les réfugiés continue d’agir pour encourager la mise au point de mesures visant
à mieux préserver le caractère civil et humanitaire de l’asile, et encourage le Haut
Commissaire à poursuivre ces efforts, en consultation avec les États et les autres
entités compétentes ;
14. Déplore les morts, blessés et autres victimes que la violence a faits dans
les rangs du personnel du Haut Commissariat et d’autres organisations humanitaires,
prie instamment les États, les parties aux conflits et tous les autres intéressés de
faire tout le nécessaire pour protéger les activités touchant l’aide humanitaire,
empêcher que les membres du personnel humanitaire national et international ne
fassent l’objet d’attaques et d’enlèvements et garantir leur sécurité, demande aux
États de mener des enquêtes approfondies sur tous les actes criminels commis contre
le personnel humanitaire et d’en traduire les responsables en justice, et engage les
organismes d’aide et leur personnel à respecter les lois et règlements des pays où ils
mènent leurs activités ;
15. Demande au Haut Commissariat, à l’Union africaine, aux organisations
sous-régionales et à tous les États africains, agissant en collaboration avec les
organismes des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non
gouvernementales et la communauté internationale, de renforcer et revitaliser les
partenariats existants et d’en nouer de nouveaux pour soutenir le régime
international de protection des réfugiés, et salue à cet égard l’adhésion en 2004 du
Haut Commissaire, à titre de coparrain, au Programme commun des Nations Unies
sur le VIH/sida ;
16. Demande au Haut Commissariat, à la communauté internationale et aux
autres entités intéressées d’intensifier leur appui aux pays africains par des activités
propres à renforcer leurs capacités, notamment la formation des cadres dont ils ont
besoin, la diffusion d’informations sur les instruments et principes applicables aux
réfugiés, la fourniture de services financiers, techniques et consultatifs pour
accélérer l’adoption de lois concernant les réfugiés ou la modification des lois
existantes ainsi que leur application, et le renforcement de leurs moyens
d’intervention en cas de situations d’urgence et de leur aptitude à coordonner les
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