Protection des migrants
A/RES/68/179
a)
Prie tous les États, les organisations internationales et les parties
intéressées de prendre en considération le caractère mondial du phénomène
migratoire dans leurs politiques et initiatives concernant les migrations et
d’envisager sérieusement d’engager une coopération internationale, régionale et
bilatérale dans ce domaine, notamment en instaurant un dialogue sur les migrations
auquel participeraient les pays d’origine, de transit et de destination, ainsi que la
société civile, y compris les migrants, afin d’aborder sous tous leurs aspects des
questions telles que les causes et les conséquences de ce phénomène ainsi que le
problème des migrations clandestines ou irrégulières, en accordant la priorité à la
protection des droits de l’homme des migrants ;
b)
Encourage les États à prendre les mesures nécessaires pour assurer la
cohérence des politiques migratoires aux niveaux national, régional et international,
notamment en se dotant de politiques et de systèmes transfrontières coordonnés de
protection de l’enfance qui soient pleinement compatibles avec le droit international
des droits de l’homme ;
c)
Encourage également les États à coopérer efficacement dans le domaine
de la protection des témoins dans les affaires de trafic de migrants ;
d)
Encourage en outre les États à coopérer efficacement dans le domaine de
la protection des témoins et des victimes dans les affaires de traite d’êtres humains,
quel que soit leur statut migratoire ;
e)
Invite les organismes des Nations Unies et les autres organisations
internationales et institutions multilatérales compétentes à renforcer leur coopération aux fins de l’élaboration de méthodes de collecte et de traitement des données
statistiques portant sur les migrations internationales et la situation des migrants
dans les pays d’origine, de transit et de destination et à aider les États Membres à se
doter des moyens requis à cet égard ;
10. Insiste pour que l’attention voulue soit accordée à la question des
migrations et du développement dans l’élaboration du programme de développement
pour l’après-2015, notamment en faisant la place voulue aux droits de l’homme et à
la problématique hommes-femmes, et, par conséquent :
a)
Prie les États Membres, les organismes des Nations Unies, les
organisations internationales, la société civile et toutes les parties intéressées, en
particulier la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le
Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur les droits de l’homme des
migrants, le Représentant spécial du Secrétaire général pour les migrations
internationales et le développement, l’Organisation internationale pour les
migrations et autres membres du Groupe mondial sur la migration, de tenir dûment
compte de la question des migrations internationales dans l’élaboration du
programme de développement pour l’après-2015 ;
b)
Reconnaît qu’il importe que la Haut-Commissaire, le Président du
Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres
de leur famille et le Rapporteur spécial ainsi que les acteurs principaux, participent
aux débats sur les migrations internationales ;
11. Encourage les États, les organisations internationales intéressées, la
société civile, y compris les organisations non gouvernementales, et le secteur privé
à poursuivre et à approfondir leur dialogue dans le cadre des réunions internationales
pertinentes, dans l’optique de renforcer et d’ouvrir plus largement les politiques
publiques visant à promouvoir et à faire respecter les droits de l’homme, y compris
ceux des migrants ;
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