A/RES/58/237
Considérant également la nécessité urgente d’intensifier les programmes
nationaux de lutte contre le paludisme pour que les pays africains puissent atteindre
les objectifs intermédiaires fixés par le Sommet d’Abuja pour la période
quinquennale 2000-2005,
Considérant en outre que la morbidité et la mortalité dues au paludisme dans
le monde pourraient être éliminées, moyennant un engagement politique assorti de
ressources correspondantes, si le public était bien informé et sensibilisé à la
question du paludisme et s’il existait des services de santé appropriés, tout
particulièrement dans les pays où sévit cette maladie,
Soulignant combien il importe d’appliquer la Déclaration du Millénaire, et se
félicitant à ce propos que les États Membres se soient engagés à agir pour répondre
aux besoins spécifiques de l’Afrique,
Saluant les efforts que déploient depuis des années l’Organisation mondiale de
la santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ainsi que d’autres partenaires
pour lutter contre le paludisme, dont le lancement en 1998 du Partenariat visant à
faire reculer le paludisme,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 5 et demande que les
recommandations qui y figurent bénéficient du soutien nécessaire ;
2.
Demande à la communauté internationale de continuer d’appuyer les
organisations qui collaborent aux efforts visant à faire reculer le paludisme,
notamment l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance, qui constituent des sources d’assistance essentielles pour compléter les
efforts réalisés par les pays où sévit le paludisme pour combattre cette maladie ;
3.
Invite la communauté internationale à assurer l’accroissement de l’appui
financier au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
pour lui permettre de soutenir des plans valables de lutte contre le paludisme dans
les pays où cette maladie est endémique et qui puissent être mis en œuvre d’une
manière suivie et équitable, de façon à contribuer au développement du système de
santé ;
4.
Prie instamment les pays où le paludisme est endémique d’accroître le
montant des ressources nationales affectées à la lutte contre cette maladie ;
5.
Encourage tous les pays africains qui ne l’ont pas encore fait à mettre en
œuvre les recommandations du Sommet d’Abuja visant à réduire ou éliminer les
taxes et les droits de douane sur les moustiquaires et autres équipements nécessaires
pour la lutte antipaludique, afin de réduire leur prix de vente aux consommateurs et
de favoriser le commerce des moustiquaires traitées à l’insecticide ;
6.
Invite la communauté internationale à promouvoir l’expansion de la
capacité de fabrication de moustiquaires traitées à l’insecticide en Afrique et, pour
cela, à encourager et à faciliter le transfert de la technologie nécessaire pour
produire des moustiquaires traitées à l’insecticide plus efficaces et durant plus
longtemps ;
7.
Reconnaît l’importance de la mise au point de vaccins efficaces et de
nouveaux médicaments pour prévenir et traiter le paludisme ainsi que la nécessité de
poursuivre les travaux de recherche, notamment dans le cadre de partenariats
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A/58/136 et Corr.1.