A/RES/70/188
Système financier international et développement
31. Demande aux banques et fonds multilatéraux, régionaux et sous régionaux de développement de continuer à jouer un rôle décisif dans la satisfaction
des besoins de développement des pays en développement et des pays en transition,
notamment en coordonnant leur action, selon qu’il convient, souligne que des
banques régionales de développement et des institutions financières sous-régionales
renforcées peuvent accompagner par une aide financière souple les efforts nationaux
et régionaux de développement, ce qui favorise leur appropriation et leur efficience
globale et peut faciliter l’intégration régionale tout en renforçant la résistance aux
chocs économiques, se félicite à cet égard de l’augmentation récente du capital des
banques de développement multilatérales et régionales, et encourage les initiatives
visant à faire en sorte que les banques de développement sous-régionales disposent
de ressources financières suffisantes ;
32. Se félicite des efforts faits par les nouvelles banques de développement
pour concevoir des systèmes de sauvegarde, en consultation ouverte avec les parties
prenantes et sur la base des normes internationales établies, et encourage toutes les
banques de développement à créer ou conserver des systèmes de sauvegarde sociale
et environnementale, touchant notamment les droits de l’homme, l’égalité des sexes
et l’autonomisation des femmes qui soient transparents, efficaces, efficients et
d’actualité ;
33. Préconise de renforcer la coopération régionale et sous-régionale,
notamment dans le cadre des banques de développement, des arrangements
commerciaux et des dispositifs relatifs aux monnaies de réserve et d’autres
initiatives régionales et sous-régionales ;
34. Souligne qu’il faut continuellement améliorer les normes applicables à la
gestion des entreprises et du secteur public, notamment celles qui concernent la
comptabilité et les audits, ainsi que les mesures destinées à assurer la transparence
des opérations, compte tenu des effets pernicieux de politiques inadéquates ;
35. Estime nécessaire que les institutions financières internationales
encouragent, selon qu’il conviendra, l’intégration d’une démarche soucieuse
d’égalité entre les sexes dans leurs politiques et programmes, y compris dans le
domaine macroéconomique, et dans ceux de la création d’emplois et des réformes
structurelles, conformément aux priorités et stratégies nationales pertinentes ;
36. Exhorte les donateurs multilatéraux, et invite les institutions financières
internationales, dans le cadre de leur mandat respectif, et les banques régionales de
développement à étudier et mettre en œuvre des politiques qui appuient les mesures
prises au niveau national pour qu’une plus grande part des ressources aill e aux
femmes et aux filles, en particulier dans les zones rurales isolées ;
37. S’engage de nouveau à faire en sorte que les femmes et les filles puissent
accéder pleinement et sur un pied d’égalité aux processus de décision et aux postes
de direction ;
38. Réaffirme que les États doivent s’abstenir d’adopter ou d’appliquer toute
mesure économique, financière ou commerciale unilatérale contraire au droit
international et à la Charte des Nations Unies qui viendrait entraver la pleine
réalisation du développement économique et social, notamment des pays en
développement ;
39. Prie le Secrétaire général de lui présenter à sa soixante et onzième
session un rapport sur l’application de la présente résolution, qui sera établi en
coopération avec les institutions de Bretton Woods et les autres parties intéressées et
décide d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de sa soixante et onzième session, au
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