A/RES/70/188
Système financier international et développement
Réaffirmant que l’Organisation des Nations Unies a notamment pour but,
conformément à la Charte, de réaliser la coopération internationale en résolvant les
problèmes internationaux d’ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire et
d’être un centre où s’harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes, et
réaffirmant aussi que l’Organisation doit renforcer son rôle de chef de file dans la
promotion du développement,
Soulignant que le système financier international devrait stimuler une
croissance économique soutenue, partagée et équitable, un développement durable
et la création d’emplois, ouvrir plus largement l’accès aux services financiers et
soutenir les activités visant à éliminer la pauvreté et la faim dans les pays en
développement, tout en permettant une mobilisation cohérente de toutes les sources
de financement du développement,
Réaffirmant qu’il importe d’appuyer l’Agenda 2063 de l’Union africaine et son
plan d’action décennal, qui constituent un cadre stratégique pour la transformation
socioéconomique de l’Afrique dans les 50 ans à venir, ainsi que le programme pour
le continent africain visé dans ses résolutions sur le Nouveau partenariat pour le
développement de l’Afrique et les initiatives régionales, et à cet égard invite les
institutions financières internationales à manifester leur soutien selon leur mandat
respectif,
Estimant qu’il faut répondre aux besoins variés et aux difficultés spécifiques
des pays en situation particulière, notamment les pays africains, les pays les moins
avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en
développement, ainsi qu’aux problèmes propres aux pays à revenu intermédiaire,
Rappelant la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins
avancés et le Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la
décennie 2011-2020 12, et estimant dans ce contexte que les institutions financières
internationales devraient, conformément à leurs mandats respectifs, répondre aux
problèmes et besoins particuliers et aux priorités des pays les moins avancés, des
pays en situation de conflit ou sortant d’un conflit et des pays en situation
particulière,
Soulignant qu’il importe, pour que l’architecture financière internationale soit
propice au développement, de veiller, dans chaque pays, à la solidité du secteur
financier, qui apporte une contribution essentielle à l’effort de développement
national, et de la favoriser,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 13 ;
2.
Considère qu’il faut poursuivre et intensifier l’action menée en vue de
renforcer la cohérence et la cohésion des systèmes monétaire, financ ier et
commercial internationaux, et réaffirme qu’il importe de veiller à ce que ces
systèmes soient ouverts, justes et inclusifs, de sorte qu’ils complètent les efforts
déployés à l’échelon national pour assurer un développement durable, notamment
une croissance économique forte, soutenue, équilibrée, partagée et équitable et la
réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, y compris
du Programme de développement durable à l’horizon 2030 14 ;
_______________
12
Rapport de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, Istanbul
(Turquie), 9-13 mai 2011 (A/CONF.219/7), chap. II.
13
A/70/311.
14
Résolution 70/1.
4/11