Système financier international et développement
A/RES/70/188
3.
Réaffirme qu’il faut s’attaquer résolument aux problèmes que connaît
l’économie mondiale afin d’assurer une croissance mondiale équilibrée, soutenue,
partagée et équitable, porteuse d’un plein emploi productif et d’emplois de qualité,
et déclare à nouveau qu’il faut mobiliser des ressour ces auprès de sources diverses
et utiliser efficacement les financements obtenus si l’on veut promouvoir le plein
emploi productif et le travail décent pour tous ;
4.
Note que des efforts considérables ont été consentis aux niveaux national,
régional et international pour remédier aux problèmes posés par la crise financière
et économique, estime néanmoins qu’il faut en faire plus pour promouvoir la reprise
économique, stabiliser les marchés mondiaux des capitaux et des produits de base,
s’attaquer au chômage de masse et au surendettement qui frappent plusieurs pays
ainsi qu’aux difficultés budgétaires endémiques, renforcer le secteur bancaire,
notamment en le rendant plus transparent et responsable, remédier aux fragilités et
aux déséquilibres systémiques, réformer et renforcer le système financier
international, et poursuivre et améliorer la coordination des politiques financières et
économiques à l’échelon international ;
5.
Note également que, de par sa composition et sa légitimité universelles,
l’Organisation des Nations Unies offre un espace essentiel et unique pour débattre
des questions économiques internationales et de leur incidence sur le
développement, et réaffirme que l’Organisation est idéalement placée pour prendre
part à diverses réformes qui visent à améliorer et renforcer le fonctionnement du
système financier international et de son architecture et à les rendre plus efficaces,
sachant que la complémentarité des mandats de l’Organisation et des institutions
financières internationales rend indispensable la coordination de leurs activités ;
6.
Décide de renforcer la coordination et la cohésion des institutions et des
politiques multilatérales en matière de finance, d’investissement, de commerce, et
de développement, de même que celles des institutions et programmes pour
l’environnement, et à renforcer la coopération entre les principales institutions
internationales, dans le respect de leurs mandats et de leurs structures de
gouvernance et s’engage à mieux tirer parti des forums des Nations Uni es consacrés
à ces questions afin de promouvoir la cohérence universelle et globale et les
engagements internationaux en faveur du développement durable, en s’inspirant de
l’esprit du Consensus de Monterrey 2 ;
7.
Rappelle que les pays doivent avoir la latitude voulue pour appliquer des
mesures anticycliques et conduire une action spécialement conçue et ciblée pour
surmonter les divers types de chocs, dont les crises économiques et financières, et
demande que les conditionnalités soient simplifiées de sorte qu’elles soient
opportunes, adaptées aux circonstances et ciblées et qu’elles aident les pays en
développement à faire face à leurs difficultés financières et économiques et à leurs
problèmes de développement ;
8.
Prend note, à ce sujet, de l’augmentation des ressources et de
l’amélioration des modalités d’octroi de prêts du Fonds monétaire international,
avec notamment des conditions et des instruments assouplis tels que la ligne de
précaution et de liquidité, la ligne de crédit modulable et l’instrument de
financement rapide, et note la révision des modalités d’octroi de prêts aux pays à
faible revenu, tout en faisant observer que les programmes nouveaux et en cours ne
devraient pas comporter de conditionnalités procycliques injustifiées ;
9.
Invite instamment, à cet égard, les banques de développement
multilatérales à continuer de prêter une assistance modulable, assortie de conditions
libérales, rapidement disponible et intensive dans sa phase initiale, qui aidera
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