A/RES/70/188 Système financier international et développement 20. Demande instamment à tous les pays qui ne l’ont pas encore fait de ratifier la Convention des Nations Unies contre la corruption 15 ou d’y adhérer et exhorte les parties à en examiner l’application, s’engage à faire de la Convention un instrument efficace permettant de décourager, détecter, prévenir et combattre la corruption active et passive, de poursuivre les auteurs de faits de corruption, de récupérer les avoirs volés et de les restituer aux pays d’origine, tout en encourageant la communauté internationale à adopter les bonnes pratiques en matière de restitution des avoirs, soutient l’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés lancée par l’Organisation des Nations Unies et la Banque mondiale ainsi que d’autres initiatives internationales allant dans le même sens, demande expressément la mise à jour et la ratification des conventions régionales contre la corruption et réaffirme la nécessité de chercher à éliminer les paradis fiscaux, qui encouragent le transfert à l’étranger d’avoirs volés et de flux financiers illicites, et appuie la réforme de la réglementation engagée à tous les niveaux pour accroître la transparence et la responsabilité des institutions financières, des entreprises et des administrations publiques, ainsi que le renforcement de la coopération internationale et des institutions nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; 21. Demande que la réforme des quotes-parts et de la gouvernance du Fonds monétaire international adoptée en 2010 prenne effet rapidement, prend note des progrès accomplis par le Fonds dans la révision de la formule de calcul des quotes parts en janvier 2013, et insiste sur la nécessité de parvenir à un accord sur une formule de calcul lors de la quinzième révision complète de s quotes-parts et dans le cadre de la réforme en cours, afin que le Fonds soit en mesure de remédier aux difficultés que connaît actuellement le système monétaire et financier international ; 22. Réaffirme son choix d’un processus ouvert et transparent fondé sur l’égalité des sexes et sur le mérite pour sélectionner les dirigeants des institutions financières internationales, dont celles de Bretton Woods, et d’accroitre la diversité du personnel ; 23. Souligne que les gouvernements doivent intervenir plus efficacement pour que le marché soit réglementé comme il convient et comme le veut l’intérêt général, et estime à cet égard qu’il faut mieux réglementer les marchés financiers pour promouvoir la stabilité économique et assurer une croissance soutenue, équitable et partagée ; 24. Souligne également que la crise économique et financière mondiale de 2008 a mis en évidence, d’une part, la nécessité d’une réglementation rationnelle des marchés financiers afin d’améliorer la stabilité financière et économique et, d’autre part, l’impératif d’un filet de sécurité financière mondiale, accueille avec satisfaction les mesures importantes prises depuis la Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Monterrey (Mexique), en 2002, en particulier au lendemain de la crise de 2008, pour renf orcer la résilience, réduire la vulnérabilité aux perturbations financières internationales et atténuer les effets de contagion des crises financières mondiales, particulièrement dans les pays en développement, dans le cadre d’un programme de réforme dont l’aboutissement reste hautement prioritaire, et note que les États membres du Fonds monétaire international ont augmenté la capacité de prêt du Fonds, que les banques de développement multilatérales et nationales ont joué un rôle anticyclique important _______________ 15 8/11 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2349, no 42146

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