A/RES/65/219
pris d’atteindre cet objectif et insiste sur le principe de la coopération internationale
entre pays développés et pays en développement, y compris sous forme de
partenariats et d’engagements, comme moyen de réaliser cet objectif ;
24. Prie instamment les pays développés qui n’ont pas encore affecté
0,7 pour cent de leur produit national brut à l’aide publique au développement en
faveur des pays en développement, dont 0,15 à 0,2 pour cent pour les pays les moins
avancés, de faire des efforts concrets pour atteindre ces objectifs et encourage les
pays en développement à tirer parti des progrès réalisés pour veiller à ce que l’aide
publique au développement soit efficacement utilisée au service de leurs buts et
objectifs en matière de développement ;
25. Estime qu’il faut régler la question de l’accès des pays en développement
aux marchés, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des services et des
produits non agricoles, en particulier aux marchés qui les intéressent ;
26. Demande qu’une libéralisation appréciable du commerce soit mise en
œuvre au rythme voulu, notamment dans les domaines où des négociations sont en
cours à l’Organisation mondiale du commerce, que soient respectés les engagements
pris sur les problèmes et questions de mise en œuvre, que les dispositions établissant
un traitement spécial et différencié soient réexaminées dans le souci de les renforcer
et de les rendre plus précises, efficaces et opérationnelles, que soient évitées les
formes neuves de protectionnisme et que les pays en développement bénéficient
d’un renforcement de leurs capacités et reçoivent une assistance technique, tous ces
aspects étant importants pour progresser dans le sens d’une mise en œuvre effective
du droit au développement ;
27. Convient de l’importance du lien qui existe entre les questions
économiques, commerciales et financières internationales et la réalisation du droit
au développement, souligne à ce propos la nécessité d’instaurer une bonne
gouvernance et d’élargir la base de la prise internationale de décisions sur les
questions intéressant le développement et de combler les lacunes organisationnelles,
ainsi que de renforcer le système des Nations Unies et les autres institutions
multilatérales, et souligne également la nécessité d’élargir et de renforcer la
participation des pays en développement et des économies en transition à la prise de
décisions et à l’établissement de normes, au niveau international, dans le domaine
économique ;
28. Convient également qu’au niveau national une bonne gouvernance et le
respect de la légalité sont, pour tous les États, des éléments de nature à faciliter la
promotion et la protection des droits de l’homme, y compris le droit au
développement, et reconnaît la valeur des efforts que font actuellement les États
pour définir et renforcer des pratiques de bonne gouvernance, notamment des
méthodes transparentes, responsables et participatives de gouvernement, qui
répondent et soient adaptées à leurs besoins et aspirations, y compris dans le cadre
d’approches de développement, de renforcement des capacités et d’assistance
technique qui soient concertées et fondées sur le partenariat ;
29. Convient en outre que le rôle important des femmes et leurs droits ainsi
que le souci de l’égalité des sexes constituent un aspect transversal du processus de
réalisation du droit au développement, et note en particulier la relation positive qui
existe entre, d’une part, l’éducation des femmes et leur participation dans des
conditions d’égalité aux activités civiles, culturelles, économiques, politiques et
sociales de la communauté et, de l’autre, la promotion du droit au développement ;
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