A/HRC/50/25
76.
Les États, les entreprises privées et toutes les parties prenantes devraient
prendre des dispositions appropriées pour garantir l’accès et la sécurité en ligne,
notamment :
a)
Faciliter la création de plateformes en ligne sûres et inclusives pour les
activités militantes des filles et des jeunes femmes et faire en sorte que les prestataires
de services soient tenus responsables de l’accessibilité de ces plateformes ;
b)
Rendre les technologies numériques accessibles et abordables pour toutes
les filles et toutes les jeunes femmes militantes, en investissant dans des programmes
destinés à résorber la fracture numérique liée au genre et à remédier à l’exclusion
numérique de certains groupes de filles et de jeunes femmes militantes ;
c)
Prendre des mesures pour favoriser l’instauration d’un environnement en
ligne sûr pour les filles et les jeunes femmes, plus particulièrement, établir des cadres
réglementaires efficaces, concernant entre autres la modération de contenu et les
mécanismes de signalement, sanctionner les auteurs d’infractions et dispenser des
informations fiables destinées à lutter contre la discrimination et la violence en ligne
fondées sur le genre et l’âge.
77.
Les organisations de la société civile devraient encourager les filles et les jeunes
femmes à militer et à collaborer avec elles sur la base du respect mutuel, de la solidarité
et de la diversité. Elles devraient notamment :
a)
Offrir des espaces permettant aux groupes de filles et de jeunes femmes
de mener leurs activités, sous diverses formes et de manière inclusive, y compris en
soutenant leurs initiatives et l’évolution de leur rôle mobilisateur ;
b)
Favoriser le dialogue et la collaboration entre les militantes adultes et les
plus jeunes, notamment en présentant des militantes inspirantes sur qui prendre
modèle et en créant des programmes de mentorat ;
c)
Faciliter l’accès des filles et des jeunes femmes militantes aux décideurs,
aux sources de financement, aux ressources, aux activités de formation, aux espaces de
réseautage et aux programmes de prise en charge de soi, au moyen de partenariats
constructifs ;
d)
Promouvoir les systèmes de soutien communautaire et faire connaître le
militantisme des filles et des jeunes femmes, notamment en élaborant des programmes
de formation visant à suggérer aux familles, aux communautés et aux enseignants
comment aider les filles et les jeunes femmes à exercer leurs droits et leur en donner les
moyens.
78.
Les institutions nationales des droits de l’homme et les médiateurs pour enfants
devraient assumer les responsabilités ci-après en matière de promotion, de protection
et d’autonomisation des filles et des jeunes femmes militantes :
a)
Diffuser des informations sur leur mandat et leur travail en tant
qu’institutions et contribuer à la formation et à l’enseignement relatifs aux droits
humains à destination des filles et des jeunes femmes militantes ;
b)
Promouvoir l’action des jeunes défenseuses des droits humains et
sensibiliser le public, les autorités et les parties prenantes à leur rôle positif dans la
société ;
c)
Collaborer étroitement avec les filles et les jeunes femmes militantes dans
le cadre de démarches centrées sur les enfants, les jeunes et les questions de genre ;
d)
Faciliter l’accès aux dispositifs de signalement des violations des droits
humains et de demande de réparation pour ces violations.
79.
Les donateurs devraient adopter des mesures qui permettent de soutenir les filles
et les jeunes femmes militantes dans toute leur diversité et de renforcer leurs moyens
d’action, et plus précisément :
a)
Investir dans les réseaux de filles et de jeunes en rationalisant l’affectation
des fonds de manière à fournir, directement ou indirectement, des ressources
22
GE.22-06906
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