A/RES/55/102
Consciente que la mondialisation a des effets différents selon les pays, mais les
rend tous plus exposés aux événements extérieurs, positifs aussi bien que négatifs, y
compris dans le domaine des droits de l’homme,
Consciente également que la mondialisation n’est pas un processus purement
économique
mais
revêt
aussi
des
dimensions
sociales,
politiques,
environnementales, culturelles et juridiques qui ont une incidence sur le plein
exercice des droits de l’homme,
Considérant que les mécanismes multilatéraux ont un rôle unique à jouer pour
relever les défis et exploiter les possibilités de la mondialisation,
Préoccupée par l’impact négatif des turbulences financières internationales sur
le développement social et économique et sur le plein exercice de tous les droits de
l’homme,
Constatant avec une vive inquiétude que les disparités croissantes qui existent
entre pays développés et pays en développement et à l’intérieur des pays ont, entre
autres, contribué à aggraver la pauvreté et compromis le plein exercice de tous les
droits de l’homme, surtout dans les pays en développement,
Notant que les êtres humains aspirent à un monde respectueux des droits de
l’homme et de la diversité des cultures et, à cet égard, s’emploient à faire en sorte
que toutes les activités, y compris celles que touche la mondialisation, soient
compatibles avec leurs aspirations,
1.
Estime que si la mondialisation, par l’impact qu’elle a notamment sur le
rôle de l’État, peut avoir une incidence sur les droits de l’homme, c’est cependant à
l’État qu’il incombe au premier chef de défendre et protéger les droits de l’homme;
2.
Réaffirme que réduire les écarts entre riches et pauvres, au sein des pays
comme parmi eux, est aux niveaux national et international l’un des objectifs
déclarés de l’action visant à créer des conditions favorables au plein exercice de tous
les droits de l’homme;
3.
Réaffirme également la nécessité de créer, aux échelons tant national que
mondial, un environnement propice au développement et à l’élimination de la
pauvreté grâce, entre autres, à une bonne gouvernance dans chaque pays et sur le
plan international, à la transparence des systèmes financier, monétaire et commercial
et à la mise en œuvre d’un système commercial multilatéral et d’un système
financier ouverts, équitables, fondés sur des règles, prévisibles et non
discriminatoires;
4.
Considère que si la mondialisation offre de grandes possibilités, ses
avantages sont très inégalement partagés et ses coûts inégalement répartis, cet aspect
du processus affectant le plein exercice de tous les droits de l’homme, en particulier
dans les pays en développement;
5.
Considère également que c’est seulement au moyen d’efforts amples et
soutenus, notamment de politiques et de mesures visant, au plan mondial, à créer un
avenir commun fondé sur notre humanité commune dans toute sa diversité que la
mondialisation peut devenir accessible à tous et équitable et acquérir un visage
humain, contribuant ainsi au plein exercice de tous les droits de l’homme;
6.
Affirme que la mondialisation est un processus complexe de
transformation structurelle, comportant de nombreux aspects interdisciplinaires, et
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