A/RES/57/142
Préoccupée par le volume important des prises accessoires, y compris de
juvéniles, et des déchets de la pêche dans plusieurs pêcheries commerciales du
monde, sachant que la mise au point et l’emploi d’engins et de techniques de pêche
sélectifs, sans danger pour l’environnement et d’un bon rapport coût-efficacité
aideront pour beaucoup à réduire les prises accessoires et les déchets de la pêche, et
appelant l’attention sur l’impact que ces activités peuvent avoir sur les efforts de
conservation et de gestion des stocks de poissons, notamment en reconstituant
certains stocks à des niveaux durables,
Préoccupée également par les informations selon lesquelles les prises
accessoires continuent de causer la mort d’oiseaux de mer, notamment d’albatros,
victimes accidentelles des pêches à la palangre, et causent la perte d’autres espèces
marines, notamment de diverses espèces de requins et de poissons, notant avec
satisfaction l’aboutissement des négociations de l’Accord sur la conservation des
albatros et des pétrels menées dans le cadre de la Convention relative à la
conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, et encourageant les États à envisager de devenir parties audit accord,
Notant avec satisfaction la récente entrée en vigueur de la Convention interaméricaine pour la protection et la conservation des tortues marines et de leur
habitat, qui contient des dispositions tendant à réduire au maximum les prises
accessoires de tortues marines dans le cadre des activités de pêche,
Notant avec satisfaction également la récente adoption d’instruments
régionaux pour la conservation des tortues marines dans les régions de l’Afrique de
l’Ouest ainsi que de l’océan Indien et de l’Asie du Sud-Est,
Consciente que la nécessité continue de s’imposer à l’Organisation maritime
internationale, à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, au Programme des Nations Unies pour l’environnement, en particulier à son
programme pour les mers régionales, et aux organisations et arrangements de
gestion des pêcheries régionaux et sous-régionaux de s’attaquer à la question des
débris marins provenant de la pollution d’origine tellurique et de la pollution par les
navires, notamment les engins de pêche abandonnés, qui peuvent être une cause de
mortalité parmi les ressources biologiques marines et entraîner la destruction de leur
habitat,
1.
Réaffirme l’importance qu’elle attache à la conservation à long terme, à
la gestion et à l’exploitation durable des ressources biologiques des mers et des
océans de la planète, ainsi qu’aux obligations qui incombent aux États de coopérer à
cette fin, conformément au droit international, comme le prévoient les dispositions
pertinentes de la Convention 9, en particulier les dispositions relatives à la
coopération qui figurent à la partie V et à la section 2 de la partie VII de la
Convention et qui concernent les stocks chevauchants, les grands migrateurs, les
mammifères marins, les stocks de poissons anadromes et les ressources biologiques
de la haute mer, et le cas échéant l’Accord 3 ;
2.
Réaffirme également l’engagement pris au Sommet mondial pour le
développement durable de reconstituer d’urgence les stocks de poissons en voie
d’épuisement, si possible d’ici à 2015 2 ;
3.
Prie instamment tous les États d’appliquer largement le principe de
précaution pour la conservation, la gestion et l’exploitation des stocks chevauchants
et des stocks de poissons grands migrateurs, et demande aux États parties à
l’Accord, à titre prioritaire, d’appliquer intégralement les dispositions de l’article 6 ;
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