Santé mondiale et politique étrangère : s’occuper de la santé des plus vulnérables pour une société inclusive A/RES/72/139 Rappelant la Déclaration universelle des droits de l’homme 1, le droit international humanitaire, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels 2 et la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé 3, Réaffirmant la volonté d’appliquer intégralement et effectivement le Programme d’action de Beijing 4, le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement 5 et les textes issus des conférences d’examen de ces programmes, notamment les engagements relatifs à la santé sexuelle et procréative et à la promotion et la protect ion de tous les droits de l’homme, Consciente que la santé est à la fois un préalable, un résultat et un indicateur des trois dimensions – économique, sociale et environnementale – du développement durable et qu’en dépit des progrès accomplis, des obstacles à la santé mondiale, y compris d’importants facteurs de vulnérabilité et d’inégalité dans chaque pays, région et groupe de population et entre pays, régions et groupes de population, subsistent et appellent une attention soutenue, Insistant sur le fait que la santé mondiale est également un objectif à long terme, qui par sa portée nationale, régionale et internationale nécessite une attention et une mobilisation soutenues ainsi qu’une coopération internationale plus étroite et non limitée aux situations d’urgence, Réaffirmant que toute personne, sans distinction d’aucune sorte, a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, d’un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement et le logement, et de bénéficier de l’amélioration constante de ses conditions d’existence, une attention particulière devant être accordée à la situation alarmante dans laquelle se trouvent des millions de personnes pour qui l’accès aux services de santé et aux médicaments reste un but lointain, surtout les populations vulnérables et les indigents, Soulignant que la santé n’est pas seulement une fin en soi, mais aussi un moyen d’atteindre d’autres résultats dans le cadre des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et notant que les investissements dans le domaine de la santé contribuent à une croissance économique durable et partagée, au développement social, à la protection de l’environnement et à l’élimination de la pauvreté et de la faim, ainsi qu’à la réduction des inégalités, et considérant que la réalisation de l’objectif lié à la santé présente un intérêt pour celle de tous les autres objectifs, et vice-versa, Consciente que les engagements pris dans le cadre du Programme 2030 de ne laisser personne de côté et de s’efforcer de venir en aide aux plus défavorisés en premier reposent sur la dignité de la personne humaine, tiennent compte des principes d’égalité et de non-discrimination, et visent à rendre autonomes les personnes vulnérables ou en situation de vulnérabilité et à répondre à leurs besoins physiques et mentaux en matière de santé, qui sont pris en compte dans le Programme, en particulier ceux des enfants, des jeunes, des personnes han dicapées, des personnes vivant avec le VIH/sida, des personnes âgées, des autochtones, des réfugiés, des déplacés et des migrants, __________________ 1 2 3 4 5 2/10 Résolution 217 A (III). Voir résolution 2200 A (XXI), annexe. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 14, n o 221. Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4-15 septembre 1995 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexe II. Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement , Le Caire, 5-13 septembre 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.95.XIII.18), chap. I, résolution 1, annexe. 17-22392

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