Santé mondiale et politique étrangère : s’occuper de la santé
des plus vulnérables pour une société inclusive
A/RES/72/139
Affirmant qu’il incombe au premier chef aux États Membres de définir et de
promouvoir leurs propres moyens d’instaurer une couverture sanitaire universelle,
qui comprend l’accès universel et équitable à des services de santé de qualité et à
des médicaments essentiels, abordables et efficaces pour tous, une attention
particulière devant être accordée aux personnes vulnérables ou en situation de
vulnérabilité, et qu’il est vital de promouvoir la santé et le bien-être physiques et
mentaux, en commençant par dispenser des soins de santé primaires et par fournir
des services de santé et de protection sociale, notamment en sensibilisant la
population locale et en faisant participer le secteur privé, avec le soutien de la
communauté internationale,
Sachant qu’il importe de prendre dûment en considération tous les droits des
peuples autochtones, notamment le droit d’accéder, sans aucune discrimination, à
tous les services sociaux et sanitaires, et le droit de jouir, en toute égalité, du
meilleur état de santé physique et mentale possible,
Soulignant qu’il faut forger des partenariats ambitieux en faveur de la santé
mondiale pour favoriser, entre autres, la promotion de l’égalité des sexes et de
l’autonomisation des femmes, donner à tous accès à la santé sexuelle et procréative
et garantir aux femmes et aux filles le plein exercice de tous leurs droits
fondamentaux, de façon à contribuer à l’élimination de la pauvreté et au progrès
économique et social, notamment à l’amélioration des résultats obtenus dans le
domaine de la santé,
Considérant que les femmes et les filles jouent un rôle essentiel en tant
qu’agents du développement et qu’il est fondamental, pour avancer dans la
réalisation des objectifs et cibles de développement durable, de parvenir à l’égalité
des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles,
Considérant également que les personnes âgées peuvent continuer à apporter
une contribution essentielle à la bonne marche de la société et à l’application du
Programme 2030, pour peu que soient mises en place des garanties suffisantes, et
constatant avec préoccupation que de nombreux systèmes de santé ne sont pas en
mesure de répondre aux besoins d’une population qui vieillit rapidement,
notamment en ce qui concerne la promotion de la santé, les soins préventifs, curatifs
et palliatifs et les soins spécialisés,
Considérant en outre les contributions positives des migrants à une croissance
partagée et au développement durable et réaffirmant le droit de tous les réfugiés et
de tous les migrants de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible,
Consciente des besoins particuliers des personnes qui vivent dans des régions
touchées par des urgences humanitaires complexes et constatant avec préoccupation
que les personnes les plus vulnérables qui vivent dans les zones touchées par des
conflits n’ont généralement guère ou pas accès aux services de santé, et qu’en plus,
les attaques commises contre le personnel médical et les installations médicales ont
des conséquences immédiates et des effets à long terme sur les systèmes de santé,
Soulignant qu’il faut d’urgence se doter de systèmes de santé solides et
résilients permettant d’atteindre les personnes vulnérables ou en situation
vulnérable, et d’appliquer le Règlement sanitaire international de 2005 6, de se
préparer à une pandémie, de prévenir et de détecter d’é ventuelles épidémies et
d’intervenir,
Sachant que la résistance aux antimicrobiens pose un problème qui appelle des
actions multisectorielles, et ayant à l’esprit l’importance de la déclaration politique
issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la résistance aux
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Organisation mondiale de la Santé, document WHA58/2005/REC/1, résolution 58.3, annexe.
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