A/RES/58/147 c) L’action menée par les organismes, fonds et programmes des Nations Unies, dont le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et le Fonds des Nations Unies pour la population, pour s’attaquer au problème de la violence familiale et les encourage à coordonner leurs efforts et sait gré, en particulier, au Fonds de développement des Nations Unies pour la femme de ses initiatives pour lutter contre la violence à l’égard des femmes aux plans international, régional et national, ainsi qu’à l’Organisation mondiale de la santé, du Rapport mondial sur la violence et la santé, qu’elle a lancé en 2002, en particulier de son analyse de la violence sexiste ; d) Le travail accompli par la société civile, y compris des organisations non gouvernementales comme les organisations de femmes et les mouvements communautaires ainsi que des personnes, en vue de mettre fin à la violence familiale à l’égard des femmes, notamment en sensibilisant l’opinion à ses conséquences néfastes, et en fournissant des services d’aide sociale aux femmes qui en sont victimes ; 3. Condamne vigoureusement toutes les formes de violence familiale à l’égard des femmes et des filles et, à cet égard, demande que soit éliminée toute forme de violence fondée sur le sexe dans la famille, y compris lorsqu’elle est cautionnée par l’État ; 4. Se déclare préoccupée par le fait : a) Que les femmes continuent d’être victimes de la violence familiale, que ce type de violence, qui revêt de nombreuses formes différentes, persiste dans toutes les régions du monde et que le nécessaire n’est pas fait pour en poursuivre et en punir les auteurs ; b) Que la violence familiale, y compris la violence sexuelle entre conjoints, est encore considérée comme une affaire privée dans certains pays ; 5. Souligne que les États sont tenus d’agir avec la diligence voulue pour prévenir la violence familiale à l’égard des femmes, enquêter au sujet de cette violence et en punir les auteurs, ainsi que d’offrir une protection aux victimes, et souligne également que le fait de manquer à cette obligation constitue une violation des droits de la personne et des libertés fondamentales, ainsi qu’une restriction ou un obstacle à la jouissance de ces droits et libertés ; 6. Réaffirme l’engagement pris par les États d’adopter une législation ou de renforcer les mécanismes appropriés pour les affaires pénales touchant la violence familiale sous toutes ses formes, y compris le viol conjugal et les sévices sexuels sur les femmes et les filles, et de faire en sorte que ces affaires soient portées rapidement devant la justice ; 7. Demande aux États : a) D’adopter une législation interdisant la violence familiale, prescrivant des sanctions et instaurant une protection juridique adéquate contre ce type de violence, ou de la renforcer si elle existe, et de la mettre en œuvre ainsi que d’examiner, évaluer et réviser périodiquement les lois et règlements pertinents de façon à s’assurer qu’ils sont efficaces pour éliminer la violence conjugale ; b) D’ériger la violence sexuelle familiale en infraction pénale et de faire rechercher et poursuivre ceux qui s’en rendent coupables ; c) D’adopter des politiques et une législation, ou de rendre plus strictes celles qui existent, afin de renforcer la prévention, de protéger les droits fondamentaux des victimes, de faire rechercher et poursuivre les coupables et de 3

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