A/RES/59/202 Réaffirmant également que l’instauration d’un environnement politique, social et économique pacifique, stable et propice, aux niveaux national et international, est le préalable essentiel pour que les États puissent accorder la priorité qui convient à la sécurité alimentaire et à l’élimination de la pauvreté, Réitérant, comme il est dit dans la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et dans la Déclaration du Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après, que la nourriture ne doit pas servir de moyen de pression politique ou économique, et soulignant de nouveau l’importance à cet égard de la coopération et de la solidarité internationales, ainsi que la nécessité de ne pas prendre de mesure unilatérale qui serait contraire au droit international et à la Charte des Nations Unies et compromettrait la sécurité alimentaire, Convaincue que chaque État doit adopter une stratégie correspondant à ses ressources et à ses capacités pour atteindre les objectifs qu’il se fixe dans le cadre de l’application des recommandations de la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation et, parallèlement, coopérer sur le plan régional et international à la mise en place de solutions collectives aux problèmes planétaires de la sécurité alimentaire dans un monde où les institutions, les sociétés et les économies sont de plus en plus interdépendantes et où il est essentiel de coordonner les efforts et de partager les responsabilités, Consciente que la faim et l’insécurité alimentaire sont des problèmes aux dimensions planétaires qui, vu l’accroissement prévu de la population mondiale et de la pression qui s’exerce sur les ressources naturelles, risquent fort de se perpétuer, voire de s’aggraver de façon dramatique dans certaines régions, si des mesures énergiques et concertées ne sont pas prises d’urgence, Exprimant sa préoccupation quant aux répercussions des nombreuses situations d’urgence humanitaire, y compris les fléaux et les catastrophes naturelles, sur la réalisation du droit à l’alimentation, Soulignant qu’il importe d’inverser le mouvement de diminution constante en termes absolus et en termes relatifs de la fraction de l’aide publique au développement destinée à l’agriculture, Réaffirme que la faim est un scandale et une atteinte à la dignité 1. humaine, dont l’élimination appelle d’urgence des mesures nationales, régionales et internationales ; 2. Réaffirme également le droit qu’a chacun de disposer d’aliments sains et nutritifs, dans l’exercice du droit à une nourriture suffisante et du droit fondamental d’être à l’abri de la faim, afin de pouvoir développer et conserver pleinement ses capacités physiques et mentales ; 3. Juge intolérable que le monde compte quelque 842 millions de personnes sous-alimentées, que toutes les cinq secondes un enfant de moins de 5 ans meure d’une maladie liée à la faim et que plus de 2 milliards d’êtres humains dans le monde souffrent de « faim cachée », ou de malnutrition due à une carence en microéléments nutritifs alors que, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, on produit sur la planète plus de vivres qu’il n’en faut pour nourrir l’ensemble de la population mondiale ; 4. Se déclare préoccupée par le fait que les femmes sont démesurément touchées par la faim, l’insécurité alimentaire et la pauvreté, en partie en raison de l’inégalité entre les sexes, que dans de nombreux pays les filles sont deux fois plus susceptibles de mourir de malnutrition et de maladies infantiles évitables que les 2

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