Suite donnée à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et application intégrale
de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing et des textes issus
de la vingt-troisième session extraordinaire de l’Assemblée générale
A/RES/70/133
ratifier la Convention ou d’y adhérer et d’envisager de signer et de ratifier le
Protocole facultatif ou d’y adhérer ;
6.
Réaffirme que les États sont tenus d’agir avec la diligence voulue pour
prévenir et réprimer toutes les formes de violence à l’encontre des femmes et des
filles, offrir une protection à celles qui en sont victimes, mener des enquêtes sur ces
actes et en poursuivre et en punir les auteurs, et que tout manquement à cette
obligation porte atteinte aux libertés et aux droits fondamentaux des femmes et des
filles, en même temps qu’il en entrave ou en anéantit la jouissance, demande aux
gouvernements d’élaborer et d’appliquer des lois et des stratégies propres à éliminer
les violences faites aux femmes et aux filles, invite et encourage les hommes et les
garçons à s’investir activement dans la prévention et l’élimination de toutes les
formes de violence, encourage les efforts visant à leur faire mieux comprendre en
quoi ces violences sont néfastes pour les filles, les garçons, les femmes et les
hommes et compromettent l’égalité des sexes, engage tous les acteurs à dénoncer
haut et fort toute forme de violence à l’égard des femmes et invite à cet égard les
États Membres à continuer de soutenir la campagne « Tous unis pour mettre fin à la
violence à l’égard des femmes » lancée par le Secrétaire général et l’action
de mobilisation sociale et de sensibilisation de l’Entité des Nations Un ies pour
l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU -Femmes) intitulée « Dites
non – Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes », ainsi que la
campagne « HeforShe » de l’Entité ;
7.
Souligne de nouveau l’importance et l’utilité du mandat d’ONU-Femmes
et se félicite des initiatives qu’elle prend pour faire entendre avec force la voix des
femmes et des filles à tous les niveaux, ainsi que de l’appui qu’elle fournit aux
mécanismes intergouvernementaux pour leur permettre de contribuer pleinement
aux progrès de l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles, de
sorte que celles-ci puissent exercer leurs droits fondamentaux ;
8.
Note avec préoccupation qu’ONU-Femmes doit actuellement faire appel
à des contributions volontaires pour assurer, dans le cadre de son mandat, le service
des mécanismes normatifs intergouvernementaux, et souligne à cet égard qu’il faut
appliquer intégralement la résolution 64/289 ;
9.
Réaffirme qu’ONU-Femmes joue un rôle important en dirigeant et en
coordonnant les activités que les organismes des Nations Unies mènent en faveur de
l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et en les incitant à assumer
leurs responsabilités en la matière ;
10. Note avec satisfaction les travaux importants et approfondis entrepris par
ONU-Femmes en vue d’intégrer de façon plus efficace et cohérente la problématique
hommes-femmes dans l’ensemble du système des Nations Unies, et prie
ONU-Femmes de faire en sorte que cet aspect demeure un élément à part entière de
son activité et de ses efforts visant à intensifier l’action menée dans tout le système
des Nations Unies ;
11. Salue la détermination avec laquelle ONU-Femmes s’attache à aider les
États Membres à élaborer ou à renforcer les normes, politiques et critères relatifs à
l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes, et à intégrer la problématique
hommes-femmes dans les orientations sectorielles et les cadres normatifs,
conformément à son mandat, et engage l’Entité à continuer de sensibiliser les
organes intergouvernementaux à la nécessité d’intégrer cette problématique dans
leurs travaux et mécanismes et de lui faire une plus grande place, ainsi qu’aux
perspectives qu’ouvre cette démarche, et à fournir aux États Membres qui le
5/10