A/RES/57/236
a)
Les pays en développement qui s’orientent vers la transformation
industrielle de leurs produits de base ont besoin d’un appui international pour
pouvoir augmenter leurs recettes d’exportation et améliorer leur compétitivité afin
de s’intégrer plus facilement à l’économie mondiale ;
b)
Dans le domaine de l’agriculture, il importe, sans préjuger des résultats
des négociations, conformément à l’engagement pris au terme de l’article 20 de
l’Accord sur l’agriculture 11, mentionné dans la Déclaration ministérielle adoptée à
Doha 12, de mener des négociations globales en vue d’améliorer sensiblement les
débouchés, de réduire, afin de les éliminer progressivement, toutes les formes de
subvention à l’exportation, de réduire considérablement l’appui intérieur faussant
les échanges, de poursuivre les négociations au sujet de l’accès aux marchés des
produits non agricoles visant à réduire ou, selon qu’il convient, à éliminer les tarifs,
y compris la réduction ou l’élimination des crêtes tarifaires, des droits élevés et de
l’escalade des tarifs, ainsi que des barrières non tarifaires, en particulier s’agissant
des produits dont l’exportation présente un intérêt pour les pays en développement,
et d’appliquer d’autres domaines pertinents du programme de travail de
l’Organisation mondiale du commerce ;
c)
Conformément au Plan d’application de Johannesburg 2 , il faudrait tâcher
de faire en sorte que le système commercial multilatéral et les accords
environnementaux multilatéraux s’étayent mutuellement au regard des objectifs de
développement durable, pour appuyer le programme de travail convenu par
l’intermédiaire de l’Organisation mondiale du commerce, tout en reconnaissant qu’il
importe de préserver l’intégrité des deux ensembles d’instruments ;
d)
Vu la libéralisation du commerce multilatéral, qui a abouti à une
diminution des marges prévues par les régimes de préférences commerciales, il faut
prendre les mesures voulues, dans le respect des obligations internationales, pour
compenser cette diminution, en particulier en renforçant l’assistance technique, en
continuant à fournir une aide financière aux pays en développement tributaires des
produits de base et en allégeant les contraintes qui pèsent sur l’offre dans ces pays,
en vue d’accroître la compétitivité de leurs secteurs des produits de base et de leur
permettre de surmonter les difficultés auxquelles ils se heurtent dans leurs
programmes de diversification ;
e)
Il faudrait poursuivre et renforcer la coopération financière pour aider
effectivement et au moment voulu les pays en développement tributaires des
produits de base, en particulier les pays africains et les pays les moins avancés, ainsi
que les petits États insulaires et les pays sans littoral en développement qui sont
dans le même cas, à gérer plus facilement les fluctuations excessives de leurs
recettes d’exportation et, à ce propos, souligne qu’il importe de poursuivre la
diversification dans le cadre d’une solution à long terme ;
f)
Le renforcement de la coopération technique pour le transfert des
nouvelles technologies et du savoir-faire concernant les procédés de production
ainsi que pour la formation de personnel technique, administratif et commercial
dans les pays en développement est d’une importance primordiale pour réaliser des
progrès qualitatifs dans le secteur des produits de base ;
_______________
11
Voir Instruments juridiques énonçant les résultats des négociations commerciales multilatérales du
Cycle d’Uruguay, faits à Marrakech le 15 avril 1994 (publication du secrétariat du GATT, numéro de
vente : GATT/1994-7).
12
Voir A/C.2/56/7, annexe, par. 13.
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