A/RES/64/217
Consciente que, tout en créant des possibilités d’emploi pour les femmes dans
beaucoup de pays, les processus de mondialisation et de libéralisation ont également
rendu certaines femmes, en particulier dans les pays en développement, et plus
spécialement dans les pays les moins avancés, plus vulnérables aux problèmes
causés par une instabilité économique accrue, notamment dans le secteur agricole, et
qu’il faut apporter un soutien particulier à ces femmes, notamment aux petites
exploitantes agricoles, et renforcer leur pouvoir d’action pour leur permettre de tirer
parti des possibilités qu’offre la libéralisation des marchés agricoles,
Sachant que si les pays en développement ont davantage de possibilités
commerciales notamment grâce à la libéralisation des échanges, la situation économique
de la population de ces pays, notamment des femmes, s’améliorera, ce qui revêt une
importance particulière dans les communautés rurales,
S’inquiétant que, bien que les femmes représentent une proportion importante
et croissante des chefs d’entreprise, leur contribution au développement économique
et social se trouve entravé, entre autres, du fait que l’égalité des droits leur est
refusée, qu’elles n’ont pas accès à l’aide judiciaire, à l’éducation, à la formation, à
l’information, aux services d’appui, au crédit et aux revenus salariaux, et qu’elles
n’ont pas de contrôle sur les terres, les capitaux, les techniques et les autres moyens
de production,
S’inquiétant également que les femmes prennent une part insuffisante aux
décisions politiques et économiques, et soulignant qu’il importe de tenir compte de
la problématique hommes-femmes dans l’élaboration, l’application et l’évaluation
de toutes les politiques et de tous les programmes, notamment en ce qui concerne la
prévention des conflits et les situations précaires ainsi que la consolidation de la
paix après les conflits,
Notant l’importance du rôle que jouent les organismes et organes des Nations
Unies, en particulier les fonds et programmes, et les institutions spécialisées, dans la
promotion de la participation des femmes au développement,
1.
Prend acte des rapports du Secrétaire général 12 ;
2.
Demande aux États Membres, aux organismes des Nations Unies et aux
autres organisations internationales et régionales, agissant dans le cadre de leurs
mandats respectifs, à tous les secteurs de la société civile, notamment les organisations
non gouvernementales, et à chaque femme et à chaque homme de s’engager sans
réserve à appliquer la Déclaration2 et le Programme d’action de Beijing3, ainsi que les
textes issus de sa vingt-troisième session extraordinaire4, et à contribuer davantage à
la mise en œuvre de ces textes ;
3.
Constate que l’égalité des sexes et l’élimination de la pauvreté ainsi que
la réalisation de tous les objectifs du Millénaire pour le développement sont liées et
complémentaires et qu’il convient d’élaborer et d’appliquer selon que de besoin, en
consultation avec la société civile, des stratégies complètes d’élimination de la
pauvreté qui tiennent compte de la problématique hommes-femmes et portent sur les
questions sociales, structurelles et macroéconomiques ;
4.
Souligne que les politiques afférentes au développement économique et au
développement social doivent être liées entre elles pour que tous, y compris les
membres des groupes pauvres et vulnérables, profitent d’une croissance économique et
_______________
12
4
A/64/93 et A/64/162 et Corr.1.
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