A/RES/57/26
pacifiques, leurs différends, qui risquent de compromettre le maintien de la paix et
de la sécurité internationales,
Soulignant l’importance d’une détection rapide pour la prévention des
différends, et soulignant également qu’il importe de promouvoir le règlement
pacifique des différends,
Rappelant les diverses procédures et méthodes dont disposent les États pour
prévenir et régler pacifiquement leurs différends, à savoir ceux qui sont prévus à
l’Article 33 de la Charte, ainsi que la surveillance, les missions d’établissement des
faits, les missions de contact, le recours à des envoyés spéciaux, l’envoi
d’observateurs et les bons offices,
Rappelant en particulier ses déclarations et résolutions antérieures concernant
la prévention des différends, dans lesquelles elle a demandé notamment au
Secrétaire général de tirer pleinement parti des capacités de collecte d’informations
du Secrétariat et a souligné la nécessité de renforcer les capacités de l’Organisation
des Nations Unies dans le domaine de la diplomatie préventive,
Rappelant ses résolutions et décisions antérieures concernant le règlement des
différends, en particulier la résolution 2329 (XXII) du 18 décembre 1967, dans
laquelle elle a prié le Secrétaire général d’élaborer une liste de spécialistes dont les
États parties à un différend pourraient utiliser les services en vue de l’établissement
des faits concernant leur différend, la décision 44/415 du 4 décembre 1989, en
annexe à laquelle figure un projet de document sur le recours à une commission de
bons offices, de médiation ou de conciliation dans le cadre de l’Organisation des
Nations Unies, et la résolution 50/50 du 11 décembre 1995, en annexe à laquelle
figure le Règlement type de conciliation des Nations Unies applicable aux
différends entre États,
Notant avec satisfaction que, conformément à la recommandation formulée
dans sa résolution 47/120 A du 18 décembre 1992, le Secrétaire général a établi une
liste d’éminents spécialistes qu’il peut utiliser pour les missions d’établissement des
faits et autres missions, et que cette liste a été récemment mise à jour,
Rappelant que certains traités multilatéraux prévoient la création de listes de
conciliateurs et d’arbitres auxquels les États peuvent recourir pour régler leurs
différends,
Réaffirmant le rôle important que jouent les mécanismes judiciaires, en
particulier la Cour internationale de Justice et le Tribunal international du droit de la
mer, dans le règlement des différends entre États,
1.
Prie instamment les États de tirer le meilleur parti possible des
procédures et méthodes existantes afin de prévenir et de régler pacifiquement leurs
différends, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies ;
2.
Réaffirme que les États sont tenus, conformément aux principes énoncés
dans la Charte, d’employer des moyens pacifiques pour régler tout différend auquel
ils sont parties, si sa prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix
et de la sécurité internationales, et encourage les États à régler leurs différends aussi
rapidement que possible ;
3.
Appelle l’attention des États sur le rôle important que jouent le Conseil
de sécurité, l’Assemblée générale et le Secrétaire général en signalant les risques et
en œuvrant à la prévention des différends et des situations qui risquent de
compromettre la paix et la sécurité internationales ;
2
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