A/RES/69/190
Situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran
aux droits de l’homme, notamment des amendements apportés au Code pénal
islamique et au code de procédure pénale, et note les efforts déployés en vue de
l’adoption d’une charte des droits civils, tout en engageant le Gouvernement de la
République islamique d’Iran à veiller à ce que ces mesures soient conformes à ses
obligations internationales dans le domaine des droits de l’homme ;
4.
Constate qu’un dialogue a récemment été engagé avec les organes
conventionnels relatifs aux droits de l’homme, à travers la présentation de rapports
nationaux périodiques et la participation au deuxième examen périodique universel
effectué par le Conseil des droits de l’homme, mais demeure gravement préoccupée
par l’absence générale de coopération avec les mécanismes de surveillance du
respect des droits de l’homme, notamment par le fait qu’il n’a pas été donné suite
aux demandes d’information et de visite dans le pays émanant des titulaires de
mandat au titre des procédures spéciales ;
5.
Se déclare profondément préoccupée par les violations graves et répétées
des droits de l’homme commises en République islamique d’Iran, notamment :
a) La fréquence toujours plus alarmante et l’augmentation du nombre des
exécutions pratiquées sans égard pour les garanties reconnues au niveau
international, y compris d’exécutions publiques, en dépit de la publication d’une
circulaire par l’ancien chef de la magistrature interdisant cette pratique, et des
exécutions collectives secrètes, ainsi que les cas d’exécutions pratiquées à l’insu des
familles ou des conseils des détenus ;
b) La peine capitale, qui continue d’être prononcée et infligée à des mineurs
et à des personnes qui étaient âgées de moins de 18 ans au moment des faits
reprochés, en violation des obligations mises à la charge de la République islamique
d’Iran par la Convention relative aux droits de l’enfant 6 et le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques2 ;
c)
La peine capitale imposée, en violation du droit international, pour des
crimes sans définition précise ni explicite ou qui ne peuvent être qualifiés de crimes
les plus graves ;
d) Le recours à la torture et à des peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants, y compris la flagellation et l’amputation ;
e)
Les restrictions graves et généralisées à la liberté de réunion pacifique, à
la liberté d’association et à la liberté d’opinion et d’expression, notamment la
persistance des mesures visant à bloquer, à filtrer ou à restreindre l’accès à Internet
et à ses contenus, notamment aux réseaux sociaux, à brouiller la réception des
transmissions internationales par satellite, et à censurer ou à fermer les médias ;
f)
La répression et le harcèlement systématiques visant les défenseurs des
droits de l’homme, et le fait que les journalistes, les blogueurs et les utilisateurs de
réseaux sociaux sont à nouveau pris pour cible et risquent d’être arrêtés,
arbitrairement placés en détention, exilés pour de longues périodes ou soumis à des
peines sévères, y compris la peine capitale ;
g) Les inégalités entre les sexes et la violence à l’égard des femmes, qui
sont omniprésentes, la discrimination, tant dans la législation que dans la pratique,
qui continue de toucher en particulier les femmes et les filles, notamment les
restrictions qui continuent d’entraver leur accès, au même titre que les hommes, à
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1577, no 27531.
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