Situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran A/RES/69/190 l’emploi et à certains domaines de l’enseignement supérieur ainsi que les restrictions qui empêchent les femmes d’accéder au marché du travail et aux plus hautes charges de l’État, malgré l’attribution de 3 des 11 postes de vice-président à des femmes ; h) Les actes de discrimination et d’autres violations des droits de l’homme, qui s’apparentent parfois à la persécution, qui continuent d’être commis à l’encontre de personnes appartenant à des minorités ethniques, linguistiques ou autres, notamment les Arabes, les Azéris, les Baloutches et les Kurdes, ainsi que leurs défenseurs, l’attention étant en particulier appelée sur la violente répression visant les Arabes et les Azéris de souche et leur détention, et notamment sur la poursuite des violations de leur droit à une procédure régulière et des actes de torture auxquels ils seraient soumis en prison, ainsi que sur l’exécution secrète de membres de la communauté arabe d’Ahwaz dont il a été fait état ; i) Les limitations et les restrictions graves et constantes au droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction, les restrictions concernant la construction de lieux de culte et de cimetières et les attaques dont ces lieux font l’objet ; j) Les actes de harcèlement, qui s’apparentent parfois à la persécution, et les violations des droits de l’homme, qui continuent d’être commis à l’encontre de personnes appartenant à des minorités religieuses reconnues, y compris les chrétiens, les juifs, les musulmans soufis, les musulmans sunnites et les zoroastriens, ainsi que leurs défenseurs, l’attention étant en particulier appelée sur l’arrestation et la détention arbitraires de musulmans soufis, de musulmans sunnites et de chrétiens évangéliques, notamment le maintien en détention de pasteurs chrétiens ; k) Les actes de discrimination et de persécution et les violations des droits de l’homme qui continuent d’être commis à l’encontre de personnes appartenant à des minorités religieuses non reconnues, en particulier les personnes de confession bahaïe et leurs défenseurs, y compris les attaques et les meurtres ciblés, qui ne donnent pas lieu à des enquêtes ni à des poursuites, les arrestations et les détentions arbitraires, le déni d’accès à l’enseignement supérieur fondé sur la religion, le maintien en détention de tous les chefs de la communauté bahaïe iranienne, la fermeture des entreprises bahaïes, la profanation et la destruction des cimetières bahaïs et la criminalisation de fait de l’appartenance au bahaïsme ; l) Le maintien de l’assignation à résidence de personnalités qui faisaient partie de l’opposition lors de l’élection présidentielle de 2009, malgré les graves inquiétudes que suscite leur état de santé, ainsi que les restrictions qui continuent d’être imposées à leurs partisans et à leurs proches, notamment par des actes de harcèlement, d’intimidation et de représailles ; m) Le non-respect persistant des garanties d’une procédure régulière, les violations des droits des détenus, y compris le recours généralisé et systématique à la détention arbitraire et les disparitions forcées, le fait que les détenus ne puissent pas être représentés par le conseil de leur choix, le refus d’envisager la libération sous caution, la précarité des conditions de détention, la privation de soins médicaux adéquats et le risque concomitant de décès en détention , les détenus étant soumis à la torture, au viol et à d’autres formes de violence sexuelle et à des techniques brutales d’interrogatoire, et les pressions exercées sur les parents et les proches, qui risquent d’être arrêtés, en vue d’obtenir d’eux de faux aveux qui seront ensuite utilisés lors des procès et télédiffusés sur les chaînes publiques ; 3/7

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