A/HRC/RES/55/21
c)
Les violations de tous les aspects du droit à la liberté de circulation, notamment
l’assignation forcée d’un lieu de résidence et d’un lieu de travail fixés par l’État, souvent
fondée sur le système songbun, et le déni du droit de quitter son pays ;
d)
Les violations systématiques, généralisées et graves du droit à une alimentation
adéquate et d’autres aspects du droit à la vie, aggravées par la famine et la malnutrition
généralisées ;
e)
Les violations du droit à la vie, les actes d’extermination, les meurtres, les cas
de réduction en esclavage, les actes de torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, les emprisonnements et les viols, ainsi que les autres formes graves
de violence sexuelle ou de violence fondée sur le genre et de persécution pour divers motifs,
y compris l’opinion politique, la religion ou la conviction, l’orientation sexuelle ou l’identité
de genre, dans l’ensemble du système pénal et dans tous les lieux de détention, y compris les
camps de prisonniers, les camps de rééducation, les camps de redressement par le travail, les
centres de redressement par le travail, les centres de détention, les centres de rétention et les
salles d’attente, de même que la pratique répandue des châtiments collectifs, en vertu de
laquelle des innocents sont condamnés à de lourdes peines ;
f)
Les violations persistantes de tous les droits de l’ensemble des femmes et des
filles et les atteintes à ces droits, les femmes et les filles restant les plus exposées à la traite à
des fins d’exploitation sexuelle ou de servitude domestique ainsi qu’aux mariages d’enfants,
aux mariages précoces ou aux mariages forcés, de même qu’à d’autres formes de violence
sexuelle et fondée sur le genre ;
g)
La disparition forcée et involontaire de personnes par arrestation, détention ou
enlèvement contre leur gré, le refus de révéler le sort des personnes concernées et l’endroit
où elles se trouvent, ainsi que le refus de reconnaître la privation de leur liberté, qui place les
victimes en dehors de la protection de la loi et a pour effet de leur infliger, ainsi qu’à leur
famille, de graves souffrances ;
h)
Les enlèvements systématiques, le refus de rapatriement et la disparition forcée
de personnes, y compris de ressortissants d’autres États Membres de l’Organisation des
Nations Unies, qui s’inscrivent dans le cadre d’une politique de l’État menée à grande
échelle ;
2.
Exhorte le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée
à reconnaître les crimes, violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits commis par
lui dans le pays et hors du pays et à prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires
pour mettre un terme à l’ensemble de ces crimes, atteintes et violations, notamment en
mettant en application les recommandations pertinentes figurant dans le rapport de la
Commission d’enquête et dans la résolution 78/218 de l’Assemblée générale, y compris, mais
pas uniquement, les mesures suivantes :
a)
Garantir le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de
conviction et les droits à la liberté d’opinion, d’expression et d’association, à la fois en ligne
et hors ligne, notamment en autorisant la création de journaux indépendants et d’autres
médias et en abolissant ou réformant toutes les pratiques et lois qui répriment l’exercice des
droits susmentionnés, y compris la loi sur le rejet de la pensée et de la culture réactionnaires,
la loi sur la garantie d’éducation des jeunes et la loi sur la protection de la langue culturelle
de Pyongyang ;
b)
Mettre un terme à la discrimination à l’égard des citoyens, notamment à la
discrimination institutionnalisée fondée sur le système songbun, et prendre immédiatement
des mesures pour garantir l’égalité des sexes, la pleine jouissance des droits humains par
toutes les femmes et les filles et la protection des femmes et des filles contre toutes les formes
de violence, y compris la violence sexuelle et fondée sur le genre ;
c)
Garantir le droit à la liberté de circulation, notamment la liberté de choisir son
lieu de résidence et de travail ;
d)
Promouvoir l’égalité d’accès à l’alimentation, notamment en permettant aux
secours humanitaires d’accéder à toutes les personnes dans le besoin et en assurant la pleine
transparence de la fourniture de l’aide humanitaire de sorte que cette aide parvienne aux
GE.24-06419
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