Situation relative aux droits humains dans les territoires ukrainiens
temporairement occupés, y compris la République autonome de
Crimée et la ville de Sébastopol
A/RES/80/223
Notant également que la Cour pénale internationale a délivré, au moment des
faits incriminés, un mandat d’arrêt contre Sergueï Choïgou, Ministre de la défense de
la Fédération de Russie, ainsi que contre Valeri Gerassimov, Chef d’état -major
général des forces armées de la Fédération de Russie et Premier Vice-Ministre de la
défense de la Fédération de Russie, estimant qu’il existait des motifs raisonnables de
croire que tous deux avaient commis des crimes de guerre en dirigeant des attaques
contre des biens de caractère civil et en causant incidemment un préjudice excessif à
des civils ou des dommages à des biens de caractère civil, ainsi qu’un crime contre
l’humanité et d’autres actes inhumains,
Notant en outre que les forces armées russes et des groupes armés qui leur sont
affiliés sont, pour la troisième année consécutive, cités dans la liste des auteurs de
violations graves persistantes sur la personne d’enfants figurant en annexe au rapport
annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés 37, en particulier pour
avoir commis des meurtres ou atteintes à l’intégrité physique d’enfants et perpétré
des attaques contre des écoles et des hôpitaux en Ukraine,
Se déclarant profondément préoccupée par le fait que les femmes touchées par
la guerre d’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine se trouvant
dans les zones temporairement occupées par la Fédération de Russie subissent toutes
sortes de menaces, de violations de leurs droits humains et d’atteintes à ces droits, et
constatant que les femmes et les filles sont particulièrement exposées aux dangers et
souvent prises pour cibles et davantage en butte à la violence lorsqu’elles se trouvent
dans des zones sous occupation, ainsi que pendant et après les conflits,
Saluant le travail mené par la Représentante spéciale du Secrétaire général
chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit pour
prévenir et combattre la violence sexuelle liée au conflit en Ukraine,
Rappelant que les forces armées et les forces de sécurité russes ainsi que des
groupes armés qui leur sont affiliés ont été cités dans l’appendice du rapport du
Secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits 38, dans lequel il est
fait état des parties qu’il est envisagé d’inscrire sur la liste qui figurera en annexe du
prochain rapport soumis au Conseil de sécurité,
Reconnaissant l’importance de l’enquête menée par la Commission d’enquête
internationale indépendante sur l’Ukraine, soulignant la contribution du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à la réalisation d’une
évaluation objective de la situation relative aux droits humains en Ukraine, et se
félicitant à cet égard de l’enquête menée par la Cour pénale internationale,
Condamnant fermement les violations des droits des prisonniers de guerre
ukrainiens, notamment celles constatées par la Commission d’enquête internationale
indépendante sur l’Ukraine et la mission d’experts menée dans le cadre du Mécanisme
de Moscou, sachant que ces prisonniers subissent un recours généralisé et
systématique à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements, y compris des
actes de violence sexuelle et fondée sur le genre, sont détenus dans des conditions
dégradantes et ne reçoivent pas les soins médicaux voulus,
Gravement préoccupée par le fait que l’occupation temporaire de la Crimée sert
de modèle à la grave crise des droits humains qui sévit dans d’autres territoires
ukrainiens temporairement occupés par la Fédération de Russie,
Affirmant que la prise de territoires ukrainiens, notamment la Crimée, par la
force est illégale et constitue une violation du droit international, et affirmant
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A/79/878-S/2025/247.
S/2025/389.
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