A/HRC/55/58
I. Introduction
1.
Guidée par la résolution 62/141 de l’Assemblée générale, la Représentante spéciale
du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants œuvre au niveau
mondial, en toute indépendance, à la prévention et à l’élimination de toutes les formes de
violence à l’égard des enfants. Dans sa résolution 76/147, l’Assemblée générale a exprimé à
nouveau son soutien aux activités de la Représentante spéciale, se félicitant des progrès
réalisés et du rôle joué par la Représentante spéciale s’agissant de favoriser de nouveaux
progrès dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans l’Étude des Nations
Unies sur la violence à l’encontre des enfants1 et d’aider les États Membres à mettre en œuvre
le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Elle a également salué le rôle
moteur joué par la Représentante spéciale dans la suite donnée à l’étude mondiale des Nations
Unies sur les enfants privés de liberté2 et l’a encouragée à poursuivre son travail à cet égard.
2.
Dans le présent rapport, la Représentante spéciale passe en revue les actions qu’elle a
menées aux niveaux mondial, régional et national pour s’acquitter de son mandat et donne
un aperçu des résultats obtenus. Elle souligne qu’il est plus urgent que jamais de prévenir et
de combattre efficacement la violence contre les enfants. On ne peut se permettre d’attendre
pour mettre un terme à cette violence, qui continue de s’aggraver et se normalise.
3.
La Représentante spéciale recense les problèmes mondiaux qui accroissent
l’exposition des enfants à la violence et leur vulnérabilité face à la violence, et s’intéresse
particulièrement à la protection des enfants en situation de déplacement en temps de crise.
Dans le rapport, elle souligne que, face au nombre sans précédent d’enfants déracinés et
déplacés, il est plus urgent que jamais de garantir la protection et le bien-être de tous les
enfants en situation de déplacement, indépendamment de leur statut.
4.
La Représentante spéciale a invité les États Membres à contribuer au rapport en
soumettant des informations sur les initiatives liées à la protection des enfants en situation de
déplacement et se dit très reconnaissante pour toutes les contributions reçues 3. Le rapport a
également bénéficié des contributions et informations fournies par divers partenaires,
notamment les membres du Groupe de travail interinstitutions sur la violence contre les
enfants, l’équipe spéciale des Nations Unies chargée de l’étude mondiale sur les enfants
privés de liberté, les membres de la société civile, des forces de maintien de l’ordre et les
enfants en situation de déplacement eux-mêmes. La Représentante spéciale est
particulièrement reconnaissante au Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF (Fonds des
Nations Unies pour l’enfance) de l’intéressante contribution qu’il a apportée en recueillant
les témoignages d’enfants migrants et déplacés.
II. Protection et bien-être de l’enfant : des investissements
qui ne peuvent pas attendre
A.
Les enfants paient un lourd tribut
5.
Partout dans le monde, la vulnérabilité des enfants face à la violence ne cesse de
s’accroître en raison de crises multiples et concomitantes. Compte tenu de l’amplification des
risques et des réponses qui ne sont pas à la hauteur du défi, le monde n’est pas sur la bonne
voie pour ce qui est de tenir la promesse faite dans le Programme de développement durable
à l’horizon 2030, à savoir mettre un terme à toutes les formes de violence dont sont victimes
les enfants. Le monde ne parvient pas non plus à faire respecter le principe selon lequel les
enfants ne doivent pas être attaqués et doivent toujours être protégés.
6.
La célébration récente du soixante-quinzième anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l’homme devrait avoir un effet fédérateur pour la protection des
1
2
3
2
A/61/299.
A/74/136.
Des contributions ont été reçues de l’Arménie, d’El Salvador, de l’Équateur, de la Grèce, de l’Italie,
de la Lituanie, du Mexique, de la Pologne, de la Slovénie et de la Türkiye.
GE.23-25534