A/HRC/RES/58/9
21.
Engage les États, eu égard aux Principes directeurs relatifs aux entreprises et
aux droits de l’homme, à fournir des orientations effectives aux entreprises sur la manière de
s’acquitter de la responsabilité qui leur incombe de respecter les droits de l’homme,
y compris les droits économiques, sociaux et culturels, dans toutes leurs activités, et de
s’efforcer de prévenir ou d’atténuer les incidences néfastes sur les droits de l’homme qui sont
directement liées à leurs activités, produits ou services par leurs relations commerciales,
même si elles n’ont pas contribué à ces incidences ;
22.
Préconise l’application de mesures ciblées pour atteindre les objectifs de
financement de la protection sociale et pour éradiquer la pauvreté en la combattant sous toutes
ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté et la féminisation de
la pauvreté, notamment au moyen de stratégies de développement rural qui réduisent les
inégalités et qui prennent en considération l’agriculture durable, les questions relatives à la
sécurité alimentaire et à la nutrition et le droit à l’alimentation, et d’investissements dans les
services publics, dans le secteur social et dans des systèmes de sécurité sociale bien conçus,
durables et efficaces qui soient accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées, et
capables de faire face aux chocs, ainsi que l’adoption de mesures efficaces permettant à tous
de jouir de leur droit à la sécurité sociale, y compris de l’exercer ;
23.
Préconise également la création d’emplois et de moyens de subsistance
décents pour tous, y compris pour les jeunes, en particulier dans les pays en développement,
parallèlement à l’adoption de mesures visant à faciliter la transition des travailleurs du secteur
informel vers le secteur formel et à supprimer les inégalités dans l’économie des services à
la personne, compte tenu de la part inégale des services à la personne et des travaux
domestiques non rémunérés ou sous-payés assumée par les femmes et de la surreprésentation
des femmes dans le secteur informel ;
24.
Souligne qu’il importe de fournir et de mobiliser, pour un coût abordable, des
fonds pour le développement qui soient pérennes, accessibles, transparents, suffisants et
prévisibles et qui proviennent de toutes sources, de doter les pays en développement des
moyens de mise en œuvre dont ils ont besoin et de créer, aux niveaux mondial, régional et
national, des conditions plus favorables à une plus grande mobilisation des ressources
intérieures, de manière à favoriser la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels,
étant conscient de la contribution du financement du développement et du financement de
l’action climatique à cet égard ainsi que de l’importance de respecter les engagements pris
en matière d’aide publique au développement ;
25.
Engage les institutions financières internationales à continuer de soutenir les
États dans les efforts qu’ils font pour bâtir des institutions fortes, en assurant une bonne
gouvernance à même de créer une résilience économique et sociale en période de crises
multiples et, ce faisant, à prendre en considération le caractère prioritaire des dépenses
sociales et le renforcement de la marge d’action budgétaire des États, à savoir l’amélioration
de l’efficacité des dépenses publiques, l’amélioration de la gestion de la dette, l’accès à des
financements extérieurs, la mobilisation des ressources intérieures et la réduction du coût des
envois de fonds, et envisager d’utiliser l’indice de vulnérabilité multidimensionnelle, s’il y a
lieu, tout en mettant à profit l’assistance et la coopération internationales, autant d’éléments
qui contribuent à la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels ;
26.
Exhorte les États à s’engager dans une action multilatérale renforcée visant à
aider les pays dont l’endettement est insoutenable, avec la pleine participation des pays en
question et de tous les acteurs concernés, à consacrer en priorité leurs ressources à la réalisation
des objectifs de développement durable, qui couvrent un grand nombre de questions relatives
aux droits économiques, sociaux et culturels et, s’il y lieu, à faire usage des conversions de
créances pour financer la réalisation de ces objectifs et d’élaborer des méthodes permettant de
mesurer les progrès en matière de développement durable qui viennent en complément et
aillent au-delà du produit intérieur brut ;
27.
Demande aux États de tenir compte de leurs obligations en matière de droits
économiques, sociaux et culturels lorsqu’ils promeuvent une coopération fiscale internationale
inclusive et efficace, qui permet aux pays de mobiliser efficacement leurs ressources nationales,
et de continuer de participer de manière constructive au processus d’élaboration d’une
convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale ;
GE.25-05378
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