A/RES/60/251
ou autres, l’origine nationale ou sociale, les biens, la naissance ou d’autres
considérations,
Considérant que la paix et la sécurité, le développement et les droits de
l’homme constituent le socle sur lequel reposent le système des Nations Unies et les
fondements de la sécurité et du bien-être collectifs, et sachant que le
développement, la paix et la sécurité et les droits de l’homme sont inséparables et se
renforcent mutuellement,
Affirmant que tous les États doivent poursuivre les efforts menés au niveau
international pour approfondir le dialogue et favoriser une meilleure entente entre
les civilisations, les cultures et les religions, et soulignant que les États, les
organisations régionales, les organisations non gouvernementales, les organismes
religieux et les médias ont un rôle important à jouer dans la promotion de la
tolérance, du respect des religions et des convictions et de la liberté de religion et de
conviction,
Consciente de l’œuvre accomplie par la Commission des droits de l’homme et
de la nécessité de préserver et consolider ses acquis et de remédier à ses carences,
Consciente également qu’il importe d’assurer l’universalité, l’objectivité et la
non-sélectivité de l’examen des questions relatives aux droits de l’homme et de
mettre fin à la pratique du deux poids deux mesures et à toute politisation,
Consciente en outre que la promotion et la défense des droits de l’homme
doivent être fondées sur les principes de la coopération et du dialogue authentique et
tendre à renforcer l’aptitude des États Membres à s’acquitter des obligations qui leur
incombent en matière de droits de l’homme dans l’intérêt de tous les êtres humains,
Reconnaissant que les organisations non gouvernementales jouent un rôle
important aux niveaux national, régional et international dans la promotion et la
défense des droits de l’homme,
Réaffirmant l’engagement pris de renforcer le dispositif des Nations Unies
pour les droits de l’homme, en vue d’assurer l’exercice effectif et universel de tous
les droits de l’homme - civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y
compris le droit au développement - et, dans ce sens, sa ferme volonté de créer un
conseil des droits de l’homme,
1.
Décide d’instituer le Conseil des droits de l’homme, siégeant à Genève
en remplacement de la Commission des droits de l’homme, en tant qu’organe
subsidiaire de l’Assemblée générale, cette dernière devant réexaminer le statut du
Conseil d’ici cinq ans ;
2.
Décide que le Conseil sera chargé de promouvoir le respect universel et
la défense de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales,
pour tous, sans distinction aucune et de façon juste et équitable ;
3.
Décide également que le Conseil examinera les violations des droits de
l’homme, notamment lorsque celles-ci sont flagrantes et systématiques, et fera des
recommandations à leur sujet ; il s’emploiera également à ce que les activités du
système des Nations Unies relatives aux droits de l’homme soient bien coordonnées
et à ce que la question des droits de l’homme soit prise en compte systématiquement
par tous les organismes du système ;
4.
Décide en outre que les activités du Conseil seront guidées par les
principes d’universalité, d’impartialité, d’objectivité et de non-sélectivité, du
dialogue et de la coopération constructifs à l’échelle internationale de façon à
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