Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée A/RES/77/204 Notant avec préoccupation que, même lorsque les néonazis ou les extrémistes ne sont pas officiellement au pouvoir, la présence au sein d’un gouvernement d’idéologues d’extrême droite peut avoir pour effet d’introduire dans le discours politique et la gouvernance les mêmes idéologies qui rendent le néonazisme et l’extrémisme si dangereux, Alarmée par les paroles des chansons et les jeux vidéo qui prônent la haine raciale et incitent à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, Préoccupée par le fait que les groupes qui préconisent la haine utilisent des plateformes Internet pour planifier des activités publiques visant à promouvoir le racisme, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, telles que rassemblements, manifestations et actes de violence, et pour collecter des fonds et diffuser des informations à cette fin, Ayant à l’esprit le rôle qu’Internet peut jouer pour ce qui est de promouvoir l’égalité, l’inclusion et la non-discrimination, dans le cadre du renforcement de la démocratie et du respect des droits humains, Vivement préoccupée par le fait que des groupes néonazis ainsi que d’autres groupes et des personnes professant des idéologies de haine ciblent de plus en plus des personnes influençables, principalement des enfan ts et des jeunes, par le biais de sites Web expressément conçus dans le but de les endoctriner et de les recruter, Profondément préoccupée par tous les actes récents de violence et de terrorisme provoqués par le nationalisme violent, le racisme, l’antisém itisme et la discrimination fondée sur la religion, la conviction ou l’origine, en particulier l’islamophobie, la christianophobie et l’afrophobie, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, notamment lors de manifestations sportives, Constatant avec une profonde inquiétude que se poursuit l’augmentation alarmante du nombre de cas de discrimination, d’intolérance et de violence extrémiste motivés par l’antisémitisme, par des considérations liées à la religion ou aux convictions, notamment l’islamophobie et la christianophobie, et par les préjugés visant des personnes d’origine ethnique, de religion ou de conviction différentes, Soulignant le manque actuel d’uniformité des normes relatives à la protection de la liberté de parole et d’expression et à l’interdiction de la discrimination raciale et de l’appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, Notant avec préoccupation, à cet égard, que les variations existant entre les normes nationales qui interdisent les discours de haine peuvent offrir un terrain propice au discours néonazi, extrémiste, violent, nationaliste, xénophobe ou raciste parce que de nombreux groupes néonazis et autres groupes extrémistes à caractère raciste ou xénophobe se servent des fournisseurs d’accès à Internet et des médias sociaux pour opérer à l’échelle transnationale, Soulignant que la lutte contre les discours de haine n’a pas vocation à limiter ni interdire la liberté d’expression, mais à prévenir l’incitation à la discrimination ou à la violence, qui sont interdites par la loi, Se déclarant préoccupée par l’utilisation qui est faite des technologies numériques par des groupes extrémistes et haineux, y compris néonazis, pour diffuser leur idéologie, tout en sachant que ces technologies sont extrêmement importantes pour l’exercice des droits humains et la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, 1. Réaffirme les dispositions pertinentes de la Déclaration de Durban et du document final de la Conférence d’examen de Durban dans lesquelles les États ont 22-28921 3/13

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