A/RES/53/128
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mondiale sur les droits de l’homme, tenue à Vienne du 14 au 25 juin 19933, qui appellent, entre autres,
au renforcement des mécanismes et programmes nationaux et internationaux de défense et de protection
des enfants, surtout de ceux qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, ce notamment au
moyen de mesures efficaces de lutte contre l’exploitation des enfants et contre les sévices qui leur sont
infligés, comme l’infanticide des filles, l’emploi d’enfants à des travaux dangereux, la vente d’enfants et
d’organes d’enfants, la prostitution d’enfants et la pornographie enfantine, et qui réaffirment que les droits
de l’homme et les libertés fondamentales sont tous universels,
Soulignant la nécessité d’inscrire le principe de l’égalité des sexes dans tous les programmes et
politiques relatifs aux enfants,
Se félicitant du fait que la situation particulière des enfants a été prise en considération lors de
l’achèvement de la Conférence diplomatique de plénipotentiaires des Nations Unies sur la création d’une
cour criminelle internationale qui s’est inspirée des principes et dispositions de la Convention relative aux
droits de l’enfant4,
Constatant avec une profonde préoccupation que, dans de nombreuses régions du monde, la situation
des enfants demeure critique en raison de la pauvreté, des mauvaises conditions sociales et économiques,
aggravées par la crise financière internationale qui sévit actuellement dans une économie de plus en plus
mondialisée, des pandémies, des catastrophes naturelles, des conflits armés, des déplacements de
populations, de l’exploitation, de l’analphabétisme, de la faim, de l’intolérance, des infirmités et de
l’absence de protection juridique, et convaincue qu’il faut de toute urgence qu’une action efficace soit
menée sur les plans national et international,
Considérant que la législation, à elle seule, ne suffit pas pour empêcher les violations des droits de
l’enfant, qu’un engagement politique plus ferme est indispensable et que les gouvernements doivent
appliquer les lois qu’ils ont adoptées et compléter les mesures législatives par une action efficace,
Recommandant que, dans le cadre de leurs mandats, tous les organes chargés de questions relatives
aux droits de l’homme et tous les autres organes et mécanismes concernés des Nations Unies ainsi que
les organes directeurs des institutions spécialisées accordent une attention particulière aux situations
spécifiques dans lesquelles les enfants sont menacés et leurs droits violés et tiennent compte des travaux
du Comité des droits de l’enfant, et se félicitant de la démarche axée sur les droits de l’enfant adoptée par
le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ainsi que des mesures prises pour renforcer davantage la
coordination à l’échelle du système et la coopération interinstitutions pour la défense et la protection des
droits de l’enfant,
Rappelant l’important débat général que le Conseil de sécurité a consacré le 29 juin 1998 à la
question intitulée «Les enfants dans les conflits armés» et la déclaration que le Président a faite à cette
occasion au nom du Conseil5,
3
A/CONF.157/24 (Partie I), chap. III.
4
Résolution 44/25, annexe.
5
S/PRST/1998/18; voir Résolutions et décisions du Conseil de sécurité, 1998.
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