Le droit à l’alimentation
A/RES/73/171
14. Apprécie les avancées vers la pleine réalisation du droit à l’alimentation
que la coopération Sud-Sud a permis d’accomplir dans les pays et régions en
développement sur les plans de la sécurité alimentaire et du développement de la
production agricole ;
15. Souligne qu’il est essentiel d’améliorer l’accès aux ressources productives
et aux investissements publics en faveur du développement rural pour éliminer la faim
et la pauvreté, dans les pays en développement en particulier, notamment en
encourageant les investissements, y compris privés, en faveur des technologies
appropriées d’irrigation et de gestion de l’eau à petite échelle en vue de rendre les
pays moins vulnérables à la sécheresse et de remédier au manque d ’eau ;
16. Constate la contribution essentielle du secteur de la pêche à la réalisation
du droit à l’alimentation et à la sécurité alimentaire et celle des artisans pêcheurs à la
sécurité alimentaire locale des communautés côtières ;
17. Constate que 70 pour cent des personnes qui ont faim vivent dans des
zones rurales, où près d’un demi-milliard pratiquent l’agriculture familiale, et
qu’elles sont particulièrement exposées à l’insécurité alimentaire du fait de la hausse
du coût des intrants et de la chute des revenus agricoles, que les producteurs pauvres
ont de plus en plus difficilement accès à la terre, à l’eau, aux semences et aux autres
ressources naturelles, que l’application de politiques agricoles respectueuses de
l’environnement et tenant compte de la problématique femmes -hommes est
importante au regard de la promotion des réformes foncière et agraire, de l’assurance
et du crédit ruraux, de l’assistance technique et d’autres mesures apparentées de
nature à assurer la sécurité alimentaire et le développement rural, et que les aides de
l’État aux petits exploitants, aux communautés de pêcheurs et aux entreprises locales,
y compris quand elles facilitent l’accès de leurs produits aux marchés nationaux et
internationaux et l’autonomisation des petits producteurs, particulièrement des
femmes, dans les chaînes de valorisation, constituent un élément clef de la sécurité
alimentaire et de la réalisation du droit à l’alimentation ;
18. Souligne qu’il importe de combattre la faim en milieu rural, notamment au
moyen d’actions nationales soutenues par des partenariats internationaux visant à
enrayer la désertification et la dégradation des terres, et grâce à des investissements
et des politiques publiques spécialement adaptés aux risques inhérents aux terres
arides, et demande à cet égard que soit pleinement appliquée la C onvention des
Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés
par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique 14 ;
19. Exhorte les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager, à titre prioritaire,
de devenir parties à la Convention sur la diversité biologique 15 et au Traité
international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et
l’agriculture 16 ;
20. Se dit consciente du rôle important joué par les peuples autochtones et
leurs savoirs et systèmes ancestraux de distribution de semences ainsi que par les
nouvelles technologies dans la préservation de la diversité biologique, la recherche
de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la nutrition ;
21. Rappelle la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones 17, constate qu’un grand nombre d’organisations de peuples autochtones
et de représentants des peuples autochtones ont exprimé dans diverses enceintes leur
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1954, n o 33480.
Ibid., vol. 1760, n o 30619.
Ibid., vol. 2400, n o 43345.
Résolution 61/295, annexe.
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