Le droit à l’alimentation
A/RES/73/171
38. Demande aux États de répondre à l’appel humanitaire lancé par les Nations
Unies pour apporter une aide et des fonds d’urgence aux pays touchés par la
sécheresse et la famine ;
39. Invite toutes les organisations internationales compétentes, y compris la
Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à continuer de promouvoir les
politiques et les projets qui ont une incidence positive sur le droit à l ’alimentation, à
s’assurer que leurs partenaires respectent le droit à l’alimentation dans l’exécution
des projets communs, à appuyer les stratégies des États iembres axées sur l ’exercice
effectif de ce droit et à s’abstenir de prendre des mesures qui nuiraient à sa
réalisation ;
40. Prend note avec satisfaction du rapport d’activité de la Rapporteuse
spéciale 19 , dans lequel celle-ci examine la question des droits des travailleurs
agricoles à l’échelle mondiale, en appelant l’attention en particulier sur les conditions
de travail dangereuses inhérentes au secteur agricole, qui non seulement menacent la
vie des travailleurs agricoles mais encore compromettent le droit à l ’alimentation de
ces derniers ;
41. Est consciente qu’il importe d’accorder toute l’attention voulue aux
conséquences néfastes des changements climatiques et à la pleine réalisation du droit
à l’alimentation, rappelle l’Accord de Paris adopté à la vingt et unième session de la
Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques, tenue à Paris du 30 novembre au 13 décembre 2015 20 , et rappelle
également la tenue de la vingt-deuxième session de la Conférence des Parties à
iarrakech (iaroc) du 7 au 18 novembre 2016 ;
42. Est consciente de l’impact des changements climatiques et du phéno mène
El Niño sur la production agricole et la sécurité alimentaire dans le monde et de
l’importance que revêtent l’élaboration et l’application de mesures visant à en réduire
les effets, en particulier sur les populations vulnérables telles que les femmes vivant
en milieu rural, en gardant à l’esprit le rôle que ces dernières jouent en aidant leur
foyer et leur communauté à parvenir à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à
générer des revenus et à améliorer les moyens de subsistance ruraux et le bien -être
général ;
43. Renouvelle son soutien à la Rapporteuse spéciale dans l’exercice de son
mandat et prie le Secrétaire général et le Haut-Commissaire des Nations Unies aux
droits de l’homme de continuer à lui fournir tous les moyens humains et financiers
nécessaires pour lui permettre de s’acquitter efficacement de ce mandat ;
44. Accueille avec satisfaction l’action déjà engagée par le Comité des droits
économiques, sociaux et culturels pour promouvoir le droit à une alimentation
adéquate, en particulier son observation générale n o 12 (1999) sur le droit à une
nourriture suffisante (article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels) 21 , dans laquelle il affirme notamment que ce droit est
indissociable de la dignité intrinsèque de la personne humaine, indispensable à la
réalisation des autres droits fondamentaux consacrés dans la Charte internationale des
droits de l’homme et indissociable de la justice sociale, et qu’il exige l’adoption, au
niveau national comme au niveau international, de politiques économiques,
environnementales et sociales appropriées visant à l’élimination de la pauvreté et à la
réalisation de tous les droits de l’homme pour tous ;
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18-22267
A/73/164.
FCCC/CP/2015/10/Add.1, décision 1/CP.21, annexe.
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2000, Supplément n o 2 et rectificatif
(E/2000/22 et E/2000/22/Corr.1), annexe V.
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