A/RES/55/110
Ayant à l’esprit toutes les références à cette question figurant dans la
Déclaration de Copenhague sur le développement social adoptée le 12 mars 1995 à
l’issue du Sommet mondial pour le développement social 7, la Déclaration et le
Programme d’action de Beijing adoptés le 15 septembre 1995 à l’issue de la
quatrième Conférence mondiale sur les femmes 8, ainsi que la Déclaration d’Istanbul
sur les établissements humains et le Programme pour l’habitat, adoptés le 14 juin
1996 par la Conférence des Nations Unies sur les établissements humains
(Habitat II) 9,
Exprimant sa préoccupation au sujet des effets négatifs résultant des mesures
coercitives unilatérales dans le domaine des relations et de la coopération
internationales, du commerce et des investissements internationaux,
Profondément préoccupée par le fait qu’en dépit de ses recommandations sur
la question et de celles des grandes conférences tenues récemment par
l’Organisation des Nations Unies, et au mépris du droit international général et des
dispositions de la Charte des Nations Unies, des mesures coercitives unilatérales
continuent d’être promulguées et appliquées, avec des conséquences négatives pour
les activités sociohumanitaires et le développement économique et social des pays
en développement, et produisent notamment des effets extraterritoriaux, créant ainsi
de nouveaux obstacles qui empêchent les populations et les individus relevant de la
juridiction d’autres États d’exercer pleinement tous leurs droits fondamentaux,
Gardant à l’esprit tous les effets extraterritoriaux des mesures, politiques et
pratiques législatives, administratives et économiques unilatérales de nature
coercitive contraires au processus de développement et au renforcement des droits
de l’homme dans les pays en développement, qui empêchent le plein exercice de
tous les droits fondamentaux,
Notant les efforts que le Groupe de travail à composition non limitée sur le
droit au développement de la Commission des droits de l’homme continue de
déployer, et réaffirmant en particulier ses critères selon lesquels les mesures
coercitives unilatérales sont l’un des obstacles qui entravent l’application de la
Déclaration sur le droit au développement 10,
1.
Demande instamment à tous les États de s’abstenir d’adopter ou
d’appliquer toutes mesures unilatérales contraires au droit international et à la
Charte des Nations Unies, en particulier toutes mesures coercitives ayant des effets
extraterritoriaux qui entravent les relations commerciales entre États, empêchant de
ce fait le plein exercice des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits
de l’homme 11 et d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme,
en particulier du droit des individus et des peuples au développement;
7
Rapport du Sommet mondial pour le développement social, Copenhague, 6-12 mars 1995 (publication
des Nations Unies, numéro de vente: F.96.IV.8), chap. I, résolution 1, annexe I.
8
Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4-15 septembre 1995 (publication
des Nations Unies, numéro de vente: F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexes I et II.
9
Rapport de la Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat II), Istanbul, 314 juin 1996 (publication des Nations Unies, numéro de vente: F.97.IV.6), chap. I, résolution 1, annexes I
et II.
10
Résolution 41/128, annexe.
11
Résolution 217 A (III).
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