Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence fournie par les organismes des Nations Unies A/RES/68/102 30. Demande à l’Organisation des Nations Unies et à ses partenaires de l’action humanitaire de se préoccuper davantage des comptes à rendre aux États Membres, y compris les États touchés, et à toutes les autres parties prenantes et de renforcer encore les interventions humanitaires, notamment en surveillant et en évaluant l’acheminement de leur aide humanitaire, en tenant compte, dans la programmation, des enseignements tirés de l’expérience et en consultant les populations touchées de manière à répondre correctement à leurs besoins ; 31. Demande aux donateurs de fournir en temps voulu des ressources suffisantes, prévisibles et utilisables avec souplesse, sur la base et en proportion des besoins établis par l’évaluation, notamment dans le cas de situations d’urgence méconnues ou recevant un financement insuffisant, d’envisager de prendre très tôt des engagements pluriannuels de contribution à des fonds humanitaires communs et de continuer à alimenter divers circuits de financement de l’action humanitaire, encourage ceux qui s’efforcent de respecter les Principes et bonnes pratiques d’action humanitaire 6 et d’améliorer la répartition de la charge entre les donateurs, et engage à ce propos le secteur privé, la société civile et les autres entités intéressées à fournir les contributions voulues pour compléter celles qui proviennent d’autres sources ; 32. Demande à tous les États Membres qui sont en mesure de le faire d’accroître leurs contributions volontaires destinées aux situations d’urgence humanitaire et, à cet égard, réaffirme que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires devrait bénéficier de ressources financières suffisantes et plus prévisibles ; 33. Se félicite des avancées importantes réalisées par le Fonds central pour les interventions d’urgence dans le sens de la rapidité et de la prévisibilité des interventions en cas d’urgence humanitaire, souligne qu’il importe de continuer d’améliorer le fonctionnement du Fonds et encourage à cet égard les fonds, les programmes et les institutions spécialisées des Nations Unies à examiner et à évaluer, au besoin, leur politique et leurs pratiques en matière de partenariats pour faire en sorte que les ressources du Fonds soient versées en temps utile aux partenaires d’exécution, afin d’être sûrs qu’elles seront employées de la manière la plus efficace, rationnelle, responsable et transparente possible ; 34. Engage tous les États Membres, et invite le secteur privé et toutes les personnes et institutions intéressées, à envisager d’accroître leurs contributions volontaires au Fonds central pour les interventions d’urgence, et souligne que ces contributions devraient s’ajouter aux engagements déjà pris en faveur des programmes humanitaires et non pas venir en déduction des ressources affectées à la coopération internationale pour le développement ; 35. Encourage les États Membres à veiller, en coopération avec les organismes humanitaires compétents des Nations Unies, à ce que les besoins humanitaires de base des populations concernées, notamment l’alimentation, le logement, les soins de santé, l’eau potable et la protection, soient pris en compte dans l’action humanitaire, notamment en fournissant, en temps opportun, des ressources suffisantes, tout en faisant en sorte que leur mobilisation collective respecte strictement les principes humanitaires ; _______________ 6 8/10 A/58/99-E/2003/94, annexe II.

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