A/HRC/RES/40/20 s’acquitter de ses obligations en matière de droits de l’homme et soumettre régulièrement et dans les délais voulus des rapports aux organes conventionnels, Soulignant l’urgence et l’importance de la question des enlèvements internationaux et du retour immédiat de toutes les personnes enlevées, constatant avec une vive inquiétude que la République populaire démocratique de Corée n’a pris aucune mesure concrète depuis l’ouverture d’enquêtes concernant tous les ressortissants japonais sur la base des consultations tenues en mai 2014 entre son gouvernement et celui du Japon, et s’attendant à ce que soient réglées dans les meilleurs délais toutes les questions relatives aux ressortissants japonais, en particulier le retour de toutes les personnes enlevées, Se félicitant des efforts diplomatiques en cours et notant l’importance du dialogue, notamment le dialogue intercoréen, et des engagements en faveur de l’amélioration de la situation des droits de l’homme et de la situation humanitaire en République populaire démocratique de Corée, Soulignant le caractère urgent et l’importance de la question des familles séparées et, à cet égard, se félicitant de la reprise, en août 2018, de l’organisation de retrouvailles pour les familles séparées de part et d’autre de la frontière, et de l’engagement pris, au sommet intercoréen tenu le 19 septembre 2018, de renforcer la coopération humanitaire afin de régler définitivement la question des familles séparées, Réaffirmant qu’il importe que les États collaborent pleinement et de manière constructive avec le Conseil des droits de l’homme, notamment dans le cadre de l’Examen périodique universel et d’autres mécanismes du Conseil, aux fins de l’amélioration de leur situation dans le domaine des droits de l’homme, 1. Condamne dans les termes les plus énergiques les violations systématiques, généralisées et flagrantes des droits de l’homme et autres atteintes aux droits de l’homme commises depuis longtemps et encore aujourd’hui en République populaire démocratique de Corée et par celle-ci, et se déclare profondément préoccupé par les conclusions détaillées formulées par la Commission d’enquête dans son rapport, notamment par : a) Le déni du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, et des droits à la liberté d’opinion, d’expression et d’association, tant en ligne que hors ligne, qui se manifeste par un monopole absolu sur l’information et un contrôle total de la vie sociale organisée, et par une surveillance arbitraire et illégale de l’État qui est omniprésente dans la vie privée de l’ensemble de la population ; b) La discrimination fondée sur le système songbun, selon lequel les individus sont classés en fonction de leur naissance et de la classe sociale que leur assigne l’État, mais aussi de leurs opinions politiques et de leur religion, la discrimination à l’égard des femmes, notamment l’inégalité d’accès à l’emploi, les lois et les réglementations discriminatoires et la violence à l’égard des femmes ; c) Les violations de tous les aspects du droit à la liberté de circulation, notamment l’assignation forcée d’un lieu de résidence et d’un lieu de travail fixés par l’État, souvent fondée sur le système songbun, et le déni du droit de quitter son pays ; d) Les violations systématiques, répandues et graves du droit à l’alimentation et d’autres aspects du droit à la vie, aggravées par la famine et la malnutrition généralisées ; e) Les violations du droit à la vie et les actes d’extermination, de meurtre, de réduction à l’esclavage, de torture, de détention, de viol et d’autres formes graves de violence sexuelle et de persécution fondés sur des motifs politiques, religieux et sexistes commis dans des camps de prisonniers politiques et dans des prisons ordinaires, et la pratique répandue des châtiments collectifs, qui impose des sanctions sévères à des innocents ; f) Les enlèvements systématiques, le refus de rapatriement et la disparition forcée de personnes, y compris de ressortissants d’autres pays, qui s’inscrivent dans le cadre d’une politique de l’État à grande échelle ; 2. Exhorte le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée à reconnaître les crimes et les violations des droits de l’homme commis par lui dans le pays et hors du pays et à prendre immédiatement des mesures pour mettre un terme à l’ensemble GE.19-05669 3

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