A/RES/70/219 Participation des femmes au développement 29. Engage les gouvernements à recueillir, analyser et diffuser des données et statistiques ventilées par sexe portant sur l’accès des femmes à un travail décent, le travail non rémunéré et la protection sociale et à surveiller l’incidence des mesures qu’ils prennent en la matière, en coopérant pour ce faire, s’ils le souhaitent, avec les organismes des Nations Unies ou d’autres organisations internationales ; 30. Engage également les gouvernements à renforcer la collecte de données sur les budgets-temps, d’effectuer des études sur le travail non rémunéré que constituent les soins dont la charge incombe aux femmes et aux filles et de se servir de comptes satellites pour déterminer la valeur de ce travail et sa contribution à l’économie nationale, selon qu’il conviendra, en coopérant pour ce faire, s’ils le souhaitent, avec les organismes des Nations Unies ou d’autres organisations internationales ; 31. Exhorte tous les États Membres à analyser les lois et normes internes relatives au travail sous l’angle de l’équité entre les sexes et à arrêter à l’intention des employeurs, y compris les sociétés transnationales, des principes et directives qui tiennent compte de cette problématique en prêtant une attention particulière aux zones franches industrielles qui produisent pour l’exportation et en s’appuyant à cet égard sur les instruments multilatéraux, dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 29 et les conventions de l’Organisation internationale du Travail ; 32. Souligne qu’il importe d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques et des programmes destinés à promouvoir l’entreprenariat féminin et notamment les possibilités d’accès à ce secteur, ainsi que les possibilités d’expansion des microentreprises et des petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes, et encourage les gouvernements à instaurer un climat favorable à l’accroissement du nombre de femmes chefs d’entreprise et au développement de leurs entreprises, en leur offrant des activités de formation et des services de conseil dans les domaines des affaires, de l’administration et de l’informatique et des communications, en facilitant la constitution de réseaux et le partage de l’information, et en élargissant leur participation aux travaux des conseils consultatifs et d’autres instances pour qu’elles puissent contribuer à l’élaboration et à l’examen des politiques et des programmes spécialement mis au point par les institutions financières ; 33. Engage tous les gouvernements à s’efforcer d’assurer à toutes les femmes le plein accès, en toute égalité, aux services financiers formels, à adopter des stratégies d’ouverture financière ou à revoir leurs stratégies en la matière, en consultation avec toutes les parties intéressées, et à faire figurer l’ouverture financière comme objectif de politique générale dans la réglementation financière conformément aux priorités et aux législations nationales, encourage les banques commerciales à s’ouvrir à tous, notamment à ceux qui se heurtent actuellement à des obstacles pour accéder à l’information et aux services financiers, et engage tous les gouvernements à soutenir, selon qu’il conviendra, les institutions de microfinance, les banques de développement, les banques agricoles, les opérateurs de réseaux de téléphonie mobile, les réseaux d’agents, les coopératives, les banques postales et les caisses d’épargne, préconise l’utilisation d’instruments novateurs, notamment les transactions bancaires mobiles, les plateformes de paiement et le paiement numérisé, et le développement de l’apprentissage par les pairs ainsi que l’échange de données d’expérience entre pays et régions, notamment par le canal de l’Alliance _______________ 29 12/17 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1249, no 20378.

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