A/RES/60/233 Affirmant que la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics et que cette volonté s’est clairement manifestée lors des élections tenues en 1990, 1. Accueille avec satisfaction : a) Les rapports du Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme au Myanmar 5 et ceux du Secrétaire général 6 ; b) L’engagement personnel et les déclarations du Secrétaire général en ce qui concerne la situation du Myanmar ; c) Les efforts déployés par l’Organisation des Nations Unies et par des organisations humanitaires internationales pour fournir à la population la plus vulnérable du Myanmar l’assistance humanitaire dont elle a un besoin urgent ; d) La libération par le Gouvernement du Myanmar de deux cent quaranteneuf prisonniers politiques, le 6 juillet 2005, même si plus de mille cent autres demeurent incarcérés ; e) L’établissement par le Gouvernement d’un comité pour la prévention du recrutement d’enfants soldats, et l’adoption en novembre 2004 des éléments d’un plan d’action permettant d’aborder les questions relatives au recrutement des mineurs et aux enfants soldats ; f) La ratification par le Myanmar le 30 mars 2004 de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et de deux de ses protocoles, à savoir le Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, et le Protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer 7 , et la promulgation par le Myanmar, le 13 septembre 2005, d’une loi sur la lutte contre le trafic des personnes, conformément à la Convention ; 2. Se déclare gravement préoccupée par : a) Les violations systématiques des droits de l’homme – droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels – dont souffre encore le peuple du Myanmar, y compris les violations du droit à un niveau de vie suffisant, la discrimination et les violations dont sont victimes les personnes appartenant à des minorités ethniques, les femmes et les enfants, en particulier dans les zones où un cessez-le-feu n’a pas été déclaré, notamment mais non exclusivement les exécutions extrajudiciaires, les viols et autres formes de violences sexuelles qui continuent d’être perpétrés par des membres des forces armées, la persistance du recours à la torture, les décès de détenus, les arrestations et le maintien en prison pour des motifs politiques et autres détentions ; les déplacements forcés ; le travail forcé, y compris celui des enfants ; le trafic d’êtres humains ; le déni de la liberté de réunion, d’association, d’expression et de mouvement ; le mépris généralisé de la légalité, la persistance du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats, le recours aux mines terrestres et la confiscation de terres arables, de récoltes, de bétail et d’autres biens ; _______________ 5 E/CN.4/2005/36 et A/60/221. E/CN.4/2005/130 et A/60/422. 7 Résolution 55/25, annexes I à III. 6 2

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