A/RES/58/203
8.
Rappelle l’appel lancé aux pays industrialisés, exprimé dans la
Déclaration du Millénaire, pour qu’ils appliquent sans plus tarder le programme
renforcé d’allégement de la dette des pays pauvres très endettés et acceptent
d’annuler toutes les dettes publiques bilatérales de ces pays, pour autant que ceux-ci
se montrent effectivement résolus à agir pour réduire la pauvreté, et se félicite à cet
égard que des pays aient déjà décidé de le faire, soulignant que les mesures
d’allégement prises hors de ce cadre devraient être considérées comme des mesures
complémentaires ;
9.
Engage les pays pauvres très endettés qui ne l’ont pas encore fait à
prendre aussitôt que possible les mesures nécessaires pour être admis au bénéfice de
l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés et à atteindre le point
de décision, notamment par la formulation de stratégies de réduction de la pauvreté,
lorsqu’elles existent ;
10. Souligne que tous les créanciers, notamment au sein des Clubs de Paris et
de Londres et dans les autres instances appropriées, doivent, le cas échéant,
s’employer vigoureusement et rapidement à arrêter des mesures d’allégement de la
dette, et accueille avec satisfaction les autres initiatives bilatérales qui ont été prises
pour réduire l’encours de la dette, de façon à contribuer à la viabilité de la dette et à
faciliter un développement durable ;
11. Appelle la communauté internationale, notamment les organismes des
Nations Unies, et engage les institutions de Bretton Woods ainsi que le secteur privé
à prendre les mesures et dispositions voulues pour exécuter les engagements,
accords et décisions des grandes conférences et réunions au sommet organisées sous
l’égide de l’Organisation des Nations Unies, en particulier ceux qui ont trait au
problème de la dette extérieure des pays en développement, en insistant sur la
nécessité de :
a)
Mettre rapidement, concrètement et intégralement en œuvre l’Initiative
renforcée en faveur des pays pauvres très endettés, qui devrait être entièrement
financée par des ressources supplémentaires, tout en soulignant la nécessité d’un
partage des coûts juste, équitable et transparent entre la communauté des créanciers
publics internationaux et les autres pays donateurs, et prendre en considération, le
cas échéant, les mesures nécessaires pour faire face aux bouleversements survenus
dans la situation économique des pays en développement dont l’endettement est
insoutenable, notamment par suite d’une catastrophe naturelle, d’une détérioration
brutale des termes de l’échange ou d’un conflit, en tenant compte des initiatives qui
ont été prises pour réduire l’encours de la dette ;
b)
Poursuivre les efforts pour amener les pays pauvres très endettés à
s’attacher durablement à améliorer leurs politiques nationales et leur gestion
économique, appuyer le renforcement des capacités en matière de gestion de l’actif et
du passif, assurer la pleine participation de tous les créanciers touchés et garantir la
fourniture de secours par ces derniers, assurer un financement adéquat et à des
conditions suffisamment favorables par les institutions financières internationales et la
communauté des donateurs, et continuer d’étudier les solutions possibles, face aux
problèmes difficiles posés par l’allégement de la dette d’un pays pauvre très endetté
envers un autre pays du même groupe et par le contentieux avec les créanciers ;
c)
Continuer de réunir débiteurs et créanciers internationaux dans les
instances internationales appropriées pour assurer en temps voulu une
restructuration rationnelle des dettes qui ne sont pas viables, en tenant compte de la
nécessité d’associer le secteur privé au règlement des crises ;
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