A/RES/58/203
14. Réaffirme que les études de la viabilité de la dette devraient également
tenir compte des effets des mesures d’allégement de la dette sur la réalisation des
objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire et que les
analyses de la viabilité de la dette au point d’achèvement du processus doivent
prendre en compte tout changement des perspectives de croissance mondiale ou des
termes de l’échange, en particulier pour les pays en développement exportateurs de
produits de base ;
15. Note qu’il est important que le Fonds monétaire international et la
Banque mondiale continuent de s’efforcer à plus de transparence et de rigueur dans
l’analyse de la viabilité de la dette et prennent en considération les bouleversements
que peuvent provoquer à cet égard dans un pays une catastrophe naturelle, une
détérioration grave et brutale des termes de l’échange ou un conflit lorsqu’ils
formulent des recommandations à l’intention des décideurs, notamment en matière
d’allégement de la dette ;
16. Souligne la nécessité de renforcer la capacité institutionnelle des pays en
développement pour ce qui est de la gestion de la dette, demande à la communauté
internationale d’appuyer les efforts déployés à cet effet et, à ce propos, met en
lumière l’importance d’initiatives telles que le Système de gestion et d’analyse de la
dette de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement 5, les
directives du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale concernant la
gestion de la dette publique 6 et le programme de renforcement des capacités en
matière de gestion de la dette ;
17. Invite la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le
développement, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, agissant en
coopération avec les banques régionales, les commissions régionales et les
institutions multilatérales, d’étudier la possibilité de créer un groupe consultatif sur
la gestion de la dette extérieure, en vue de définir des pratiques optimales et de
renforcer la capacité institutionnelle des pays en développement en ce qui concerne
la gestion de la dette, en tenant compte des travaux déjà réalisés à ce sujet ;
18. Prie le Secrétaire général de lui présenter un rapport, à sa cinquanteneuvième session, sur l’application de la présente résolution, en incluant une analyse
de fond globale de la dette extérieure et des problèmes de service de la dette des pays
en développement, notamment ceux qui résultent de l’instabilité financière mondiale ;
19. Décide d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de la cinquante-neuvième
session, au titre de la question intitulée « Questions de politique macroéconomique »,
la question subsidiaire intitulée « Crise de la dette extérieure et développement ».
78 e séance plénière
23 décembre 2003
_______________
5
Le Système de gestion et d’analyse de la dette est un mécanisme informatisé élaboré par la Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement pour aider les pays en développement et les pays
en transition à mettre sur pied des structures administratives, institutionnelles et juridiques appropriées
pour pouvoir gérer efficacement la dette publique extérieure et intérieure. En décembre 2002, ce système
avait été installé dans les services de la dette de soixante pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe ainsi que
d’Amérique latine et des Caraïbes.
6
Voir www.imf.org/external/np/mae/pdebt/2000/eng.
6
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